Etats-Unis / Libye

Attaque de Benghazi: les républicains poursuivent leurs attaques contre Hillary Clinton

L'ex-secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le 6 décembre 2012
L'ex-secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le 6 décembre 2012 Reuters

Aux Etats-Unis, les parlementaires républicains accusent de nouveau Hillary Clinton d'avoir ignoré les alertes de son ambassade en Libye. Alertes formulées au cours des semaines précédant l'attaque de Benghazi, qui a été fatale à l'ambassadeur américain Chris Stevens et à trois de ses compatriotes, le 11 Septembre 2012. C'est ce qui ressort d'un rapport préliminaire publié cette semaine par cinq présidents républicains de commissions à la chambre des représentants. Le porte-parole du département d'Etat a rejeté catégoriquement les conclusions du rapport .

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Le rapport des parlementaires républicains pointe qu'en mars 2012, l'ambassadeur américain en Libye, Gene Cretz, avait demandé le renforcement de ses équipes de sécurité. Le mois suivant, dénonce les républicains, Hillary Clinton, alors secrétaire d'Etat, prend acte de la demande, mais ne donne pas suite. En Juin et en Juillet de la même année, le successeur de Gretz à Tripoli, Chris Stevens demande le maintien de deux équipes d'agents spéciaux en charge de la sécurité, censés rejoindre Washington.

Deux mois avant sa mort, Stevens invoque la détérioration des conditions de sécurité en Libye. Le sous-secrétaire d'Etat Patrick Kennedy rejette sa demande. L'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait déclaré sous serment lors de son audition en janvier que ces alertes ne lui étaient pas parvenues, pas plus qu'à ses adjoints. « Un million quatre cent mille câbles diplomatiques me sont adressés chaque année, je ne les lis pas tous », avait déclaré Clinton.

Les parlementaires républicains sont à deux doigts de l'accuser de parjure. S'ils dédouanent les services de renseignements américains, ils accusent Washington d'avoir dissimulé des informations afin de protéger le département d'Etat. Des accusations graves visant Clinton, qui n'exclue pas de participer aux primaires démocrates pour succéder à Barack Obama.

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