RCA / AFRIQUE DU SUD

RCA: l'étape inattendue de Nicolas Tiangaye en Afrique du Sud

Le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye.
Le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye. AFP PHOTO/JOHN THYS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que la situation dans le pays reste toujours très chaotique, le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye poursuit ses voyages de par le monde. Après Bruxelles et Paris, il se rend, ce samedi 27 avril, en Afrique du Sud. Un voyage pour le moins inattendu, destiné avant tout à « lever les équivoques » autour de la question de la transition à Bangui.

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Nicolas Tiangaye se rend ce samedi en Afrique du Sud. Cette visite était inimaginable il y a encore trois semaines. Lors du premier sommet de Ndjamena début avril, Jacob Zuma, humilié par le fiasco de ses troupes - défaites par les éléments de la Seleka -, avait été l'opposant le plus farouche à la solution préconisée par le Premier ministre.

Finalement, Michel Djotodia a été installé à la tête de la transition mais le président sud-africain n'entend pas tout perdre. Le voyage de Nicolas Tiangaye, qui sera pour l'occasion accompagné du ministre délégué à la Défense, doit, selon les termes d'un ministre centrafricain, permettre de « lever les équivoques ».

Le retour de soldats sud-africains à Bangui n'est pas pour demain mais la révocation des contrats miniers et pétroliers signés avec l'ancien régime n'est pas non plus à l'ordre du jour. Nicolas Tiangaye, lui, peut espérer que Jacob Zuma joue de son entregent pour permettre à la Centrafrique de revenir dans les instances de l'Union africaine.

Caisses vides

A Bruxelles et à Paris, le Premier ministre a fait bonne impression mais son déplacement ne lui a pas permis de renflouer les caisses de l'Etat totalement vides. Les fonctionnaires n'ont toujours pas reçu leurs salaires de mars et les versements d'avril sont incertains. Les combattants de la Seleka réclament avec insistance leurs primes. Et la pression continue de monter : l'Union européenne n'a pas suspendu son aide mais celle-ci est désormais conditionnée à un retour de la sécurité. Un retour qui se fait toujours attendre.

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