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Madagascar

Présidentielle malgache: Andry Rajoelina candidat à sa succession

Andry Rajoelina en avril 2013.
Andry Rajoelina en avril 2013. REUTERS/Vincenzo Pinto/Pool
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Il s'était engagé à ne pas se présenter, mais il s'est apparemment ravisé. Le président de la Transition malgache Andry Rajoelina est le candidat surprise de la liste officielle publiée ce vendredi 3 mai par la Cour électorale spéciale (CES). Il fait partie des 41 personnalités autorisées à concourir à l'élection présidentielle, qui devrait avoir lieu entre juillet et septembre prochains.

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Au départ, la CES avait reçu 49 dossiers de candidature, et M. Rajoelina ne figurait pas dans la liste. Il avait en effet accepté de ne pas briguer la présidence, comme son rival exilé Marc Ravalomanana, par mesure d'apaisement et sous la pression de la communauté internationale. Le président de la Transition a donc changé d'avis.

« En ce qui concerne la candidature de M. Andry Nirina Rajoelina », la Cour justifie son choix par son souci « du principe de la liberté de tout citoyen de se porter candidat à toutes les élections afin de permettre à tout un chacun de choisir librement celui ou celle qui dirigera leur destinée, pour instaurer un climat d'apaisement permettant de tenir des élections justes, crédibles et acceptées par tous. »

Je me suis dit que c'était une élection libre, donc pourquoi je ne me présenterais pas?...

Andry Rajoelina

L'homme fort de Madagascar ne sera pas seul dans cette élection. Il aura face à lui Lalao, la femme de son grand rival, l'ancien président Marc Ravalomanana, renversé en 2009 par M. Rajoelina et qui vit toujours en exil en Afrique du Sud.

Lalao Ravalomanana est finalement autorisée à représenter la mouvance de son mari malgré le fait qu'elle soit inéligible selon le code électoral. En raison de son retour tardif d'Afrique du Sud, elle ne remplit pas l'obligation d'avoir été résident au moins six mois à Madagascar avant la tenue du scrutin.

Didier Ratsiraka, ancien chef d'Etat malgache âgé de 76 ans, sera lui aussi de la partie. M. Ratsiraka a occupé le pouvoir malgache de 1975 à 1993, puis de 1997 à 2002. Lui aussi est rentré tardivement de son exil en France, mais la CES estime que l'absence des deux candidats « résulte de faits et de circonstances indépendantes de leur volonté de rentrer à Madagascar ».

L'élection présidentielle malgache a été mise en place pour mettre fin à quatre ans d'instabilité politique et économique sur la Grande île. Le premier tour est prévu le 24 juillet. Le deuxième, le 25 septembre.

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