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Senegal/Tchad

Le blogueur tchadien Makaila NGuebla dit avoir été expulsé du Sénégal vers la Guinée-Conakry

Copie d'écran du blog de Makaila NGuebla
Copie d'écran du blog de Makaila NGuebla Blog de Makaila NGuebla
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Sénégal, le blogueur tchadien, Makaila NGuebla, une figure des milieux d'opposition tchadiens dit avoir été expulsé du pays. Il avait été convoqué à la direction de la surveillance du territoire à Dakar, mardi 7 mai au matin, et ses proches étaient, depuis, sans nouvelles de lui. Finalement, il a réussi à joindre RFI, pendant la nuit, juste avant de prendre l'avion pour Conakry. 

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Cette affaire est-elle connectée à la tentative présumée de déstabilisation au Tchad ? Pas directement, semble-t-il.

Makaila Nguebla affirme en effet que la Direction sénégalaise du territoire (DST)  lui a montré des échanges d'emails qu'il aurait eu avec un journaliste tchadien et secrétaire général de l'Union des journalistes tchadiens, Eric Topona, qui a été arrêté lundi 6 mai à Ndjamena et accusé d'atteinte à l'ordre constitutionnel.

Des emails que Makaila Nguebla, comme Eric Topona, d'ailleurs, affirment n'avoir jamais écrits. Tous deux dénoncent un coup monté et accusent le nouveau ministre de la Justice, Jean-Bernard Padaré, d'être responsable de leurs ennuis. Jean-Bernard Padaré, qui, souligne Makaila Nguebla, est passé par Dakar le week-end dernier. Contacté par RFI, le ministère de la Justice n'a pas souhaité commenter l'information pour le moment.

Un autre journaliste tchadien arrêté

La Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), la Rencontre africaine pour
la défense des droits de l'homme (Raddho) et la section sénégalaise d'Amnesty
International, condamnent « de la façon la plus ferme l'expulsion de monsieur
Makaïla Nguebla vers la Guinée-Conakry, dans la nuit du 7 au 8 mai 
». Quant à Reporters sans frontières, l'organisation avait déjà protesté contre l'arrestation d'Eric Topona.

Par ailleurs, un autre journaliste tchadien a été arrêté mardi soir, Moussaye Avenir de la Tchiré, directeur de publication de l'hebdomadaire Abba Garde. Il est poursuivi pour « incitation à la haine et au soulèvement populaire ». Affaire à suivre.

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