Afrique du Sud

Afrique du Sud : au «Davos africain», la confiance domine, même si les difficultés perdurent

Le président sud-africain Jacob Zuma, lors de la session d'ouverture du Forum économique mondial africain, au Cap (Afrique du Sud), le 8 mai 2013.
Le président sud-africain Jacob Zuma, lors de la session d'ouverture du Forum économique mondial africain, au Cap (Afrique du Sud), le 8 mai 2013. REUTERS/Stringer

« Faire tenir ses promesses à l'Afrique ». C'est avec ce slogan que s'est ouvert, mercredi 8 mai 2013, le 23e Forum économique mondial africain. Le continent devrait connaître en 2013 un taux de croissance de 5%, mais il pèche toujours par manque de compétitivité. C'est ce qu'indique un rapport publié par ce Forum, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale. Un rapport publié à l'occasion de cet événement, surnommé le « Davos africain ».

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L'heure est à l'optimisme prudent. Optimisme, car avec des taux de croissance annuels dépassant les 5% sur la dernière décennie, l'Afrique a bien résisté à la crise économique mondiale. Et en conséquence, le continent est devenu un aimant pour les investisseurs internationaux.

Mais la prudence s'impose tout de même, car pour l'instant les Africains n'ont pas encore récolté les fruits de cette croissance. Quatorze des vingt pays les moins compétitifs au monde sont en Afrique.

Handicaps

Les économies du continent sont aussi les moins intégrées et ceci, tout comme les besoins criants en matière d'infrastructures, continue à entraver le commerce. Par exemple, l'Afrique produit chaque année, pour ses 800 millions d'habitants, à peine autant d'électricité que l'Espagne, qui compte une population près de 20 fois plus faible.

D'après le rapport sur la compétitivité, ces handicaps coûtent de 2 à 3 points de croissance chaque année sur le continent. C'est donc un point d'interrogation que présente le Forum.

L'Afrique peut-elle débloquer ses économies, saisir l'opportunité de la croissance pour courir sur les trajectoires qu'a empruntées l'Asie il y a quelques décennies ? Les pions sont en place mais il s'agit maintenant, disent les économistes du forum, de les faire bouger.

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