Côte d'Ivoire

En Côte d'Ivoire, le minutieux désarmement des anciens combattants

Un soldat des FRCI dans le quartier d'Abobo, à Abidjian.
Un soldat des FRCI dans le quartier d'Abobo, à Abidjian. AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

En Côte d’Ivoire, l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (ADDR) poursuit son objectif : récupérer toutes les armes détenues par les ex-combattants. Mais elle n’a aucune estimation du nombre d’engins qu’elle doit rassembler. Vendredi 10 mai, elle a procédé au marquage de 1 400 armes récupérées, afin d'en assurer une bonne traçabilité.

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Des 4 500 armes récupérées depuis deux ans, celles qui étaient hors d’usage ont été détruites. L’ADDR procède maintenant au marquage des autres avant de les remettre dans le circuit légal en les confiant à l’armée, à la gendarmerie et à la police.

Léon Djokouéhi, chargé des opérations de sécurité à la Commission de lutte contre la prolifération et la circulation des armes légères et de petits calibres (Comnat-ALPC), explique : « On les rend légales conformément à la convention de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, Ndlr.) sur les armes légères de petit calibre. Ca consiste à imprimer une carte d’identité à chaque arme qui circule sur l’espace Cédéao. Le marquage consiste donc à mettre sur les armes le logo de la Cédéao, le code du pays, les initiales de l’unité qui va utiliser ces armes, et le numéro de série, de sorte que pour une arme retrouvée en circulation, on devrait savoir quelle unité en Côte d’Ivoire l’utilise. »

L’identité que porte chaque arme devient impossible à faire disparaître. Les armes collectées par l’ADDR sont d’origines diverses et elles sont détenues par des ex-combattants de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles, celles des ex-forces de défense et de sécurité à démobiliser, ainsi que par leur supplétif respectif.

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