Madagascar

Madagascar: le financement des élections par la communauté internationale menacé

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine ait menacé de ne pas reconnaître le résultat des élections en cas de maintien de la candidature d’Andry Rajoelina, mais aussi de Lalao Ravalomanana (photo) et Didier Rastiraka.
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine ait menacé de ne pas reconnaître le résultat des élections en cas de maintien de la candidature d’Andry Rajoelina, mais aussi de Lalao Ravalomanana (photo) et Didier Rastiraka. Andriamalala / Reuters

A Madagascar, le financement des élections par la communauté internationale est menacé. Après que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine ait menacé de ne pas reconnaître le résultat des élections en cas de maintien de la candidature d’Andry Rajoelina, mais aussi de Lalao Ravalomanana et Didier Rastiraka, les trois principaux candidats, plusieurs bailleurs de fonds internationaux pour la présidentielle réfléchissent à une suspension de leur aide. De son côté, la Commission électorale malgache (Cénit) chargée de l’organisation des scrutins s’inquiète.

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Alors que la commission électorale vient de présenter le bulletin unique sur lequel figure les 41 candidats à l’élection présidentielle, sa présidente Béatrice Atallah est apparue préoccupée sur l’avenir de ce scrutin. « Nous sommes prêts sur le plan technique, a-t-elle affirmé, mais la Commission électorale nationale indépendante ne peut pas agir seule. Nous n’avons pas dormi de la nuit. Nous avons eu des appels téléphoniques de la France et de l’Union européenne. Ils suspendent leur financement à la Cénit, mais nous ne sommes pas découragés. »

Officiellement, ni l’Union européenne ni la France ne reconnaissent avoir déjà suspendu leur soutien financier. Joint par RFI, l’ambassadeur de l’UE à Madagascar a fait savoir que les décisions prises par les trois principaux candidats seront décisives. L’Union européenne appuie l’Union africaine qui demande le retrait d’Andry Rajoelina, de Lalao Ravalomanana et de Didier Ratsiraka. Si d’ici lundi 20 mai ils sont toujours en course, l’impression des bulletins ne sera pas financée, les contributions internationales risquent d’être suspendues. La tenue du premier tour le 24 juillet serait alors sérieusement compromise.
 

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