Zimbabwe

Zimbabwe: le président Robert Mugabe promulgue la nouvelle Constitution

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, et son Premier ministre, Morgan Tsvangirai, le 22 mai 2013 à Harare.
Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, et son Premier ministre, Morgan Tsvangirai, le 22 mai 2013 à Harare. REUTERS/Philimon Bulawayo

Le président Robert Mugabe a promulgué, mercredi 22 mai, la Constitution qui avait reçu le feu vert des Zimbabwéens lors d'un référendum il y a deux mois. Si elle autorise le président au pouvoir depuis 1980 à se présenter, elle amoindrit ses pouvoirs, supprime le poste de Premier ministre et renforce le rôle du Parlement. Sa promulgation constitue un pas important vers la tenue d'élections législatives et présidentielles, censées se dérouler avant le 31 octobre. Mais le parti du Premier ministre Morgan Tsvangirai estime que d'importantes réformes doivent être adoptées pour garantir un scrutin juste et équitable.

Publicité

Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai se sont serré la main devant les caméras sous une marquise lors de la cérémonie organisée, mercredi matin, dans les jardins du palais présidentiel. Puis ils ont eu vite fait de revêtir leurs habits de campagne.

Tsvangirai a organisé dans la foulée une conférence de presse pour assurer que son parti, le Mouvement démocratique pour le changement (MDC), ne présenterait que des candidats irréprochables aux législatives. Le MDC a surtout répété qu'il souhaitait que le Parlement réforme les secteurs de la sécurité et des médias avant la tenue d'élections, et que les lois du pays et les pratiques soient mises en conformité avec la nouvelle Constitution.

Les partisans du MDC victimes d'intimidations

Celle-ci est censée protéger les Zimbabwéens contre toute forme de violence, or les partisans du MDC et les militants des droits de l'homme, sont de plus en plus la cible d’intimidations et d’agressions par des policiers. Le mois dernier, les chefs de la police et de l'armée ont déclaré qu'ils refusaient de rencontrer Tsvangirai pour discuter de la réforme des secteurs de la sécurité. « Tsvangirai n'a aucune substance et ces réformes n'ont pas lieu d'être », avait déclaré le général Augustine Chihuri.

Pour rappel, lors du précédent scrutin en 2008, une sanglante campagne contre les partisans du MDC avait contraint Tsvangirai à jeter l'éponge avant le deuxième tour.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail