Mali

Mali: des «bérets rouges» mis aux arrêts pour «syndicalisme dans l’armée»

Des «bérets rouges» de l'armée malienne.
Des «bérets rouges» de l'armée malienne. France24 / capture d'écran

Entre militaires parachutistes communément appelés « bérets rouges », et les « bérets verts », en référence à celui que porte le chef de l'ex-junte, le capitaine Amadou Sanogo, une crise s'est installée après le coup d'Etat du 22 mars 2012. Une médiation initiée par le Premier ministre avait ramené le calme, mais depuis 24 heures, cinq « bérets rouges » sont aux arrêts.

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De son lieu de détention, le lieutenant-colonel Seydou Moussa Diallo exprime sa colère. Il dénonce son arrestation et celles de quatre autres militaires, arrestations qu'il qualifie de « rocambolesques et d'injustes ». Il explique que « la hiérarchie militaire a pris des engagements qu'elle n'a pas respectés ». Il cite pêle-mêle la « libération de tous les militaires 'bérets rouges' détenus, le cas de 23 autres militaires 'bérets rouges' portés disparus, et le paiement intégral des arriérés de salaires et de primes de ces mêmes 'bérets rouges' ».

« C'est parce que j'ai dénoncé tout ça qu'on m'arrête, je n'ai peur de rien », affirme encore le colonel connu pour avoir publié dans le passé des lettres ouvertes, et pour avoir également observé l'an dernier une grève de la faim à propos de la situation dans le nord du Mali.

Interrogé par RFI, le porte-parole de l'armée malienne qualifie l'officier parachutiste d'« indiscipliné notoire ». Dans l’armée, il y a des règles et un militaire ne doit pas se transformer en syndicaliste et écrire dans la presse, ajoute le même porte-parole, pour qui ces arrestations sont totalement justifiées. La Misma (Mission de soutien au Mali) s’intéresse de près à ce dossier.

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