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Niger

Niger: les derniers éléments sur le déroulement de l’attaque à Agadez

Débris du véhicule des terroristes qu’ils ont fait exploser en arrivant dans le camp.
Débris du véhicule des terroristes qu’ils ont fait exploser en arrivant dans le camp. RFI / Sonia Rolley
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le président Mahamadou Issoufou était lundi 27 mai à Agadez. Il est allé sur les lieux de l’attaque du 23 mai dernier et s’est à nouveau fait expliquer le fil des événements. Où en est l'enquête ?

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Aux environs de 5 h, un véhicule, avec un kamikaze à son bord, a défoncé le portail d’une entrée secondaire. Le métal est tordu au point d’impact. Il a poursuivi sa route à vive allure et s’est fait exploser à quelques mètres de là. Partout autour, les bâtiments ont les portes, les fenêtres et les toits soufflés, preuves de la puissance des explosifs.

Il ne reste que des débris du véhicule, mais la plaque d’immatriculation a été retrouvée. Elle représente un indice précieux pour les enquêteurs qui ont pu procéder à l’interpellation du propriétaire.

L’attentat à la voiture piégée était-il une diversion ? En tout cas, sept autres terroristes sont apparus, et ont commencé à tirer. Six d’entre eux portaient des ceintures à explosifs, avec des billes et des clous. Tous barbus, aux cheveux longs et au teint clair. Des Maghrébins, affirme un officier qui montre la photo d’une tête décapitée, celle d’un kamikaze qui s’est fait exploser dans les toilettes du commandant de bataillon. Sa tête a traversé la toiture. L’intérieur était criblé d’impacts. Reste la septième personne, un homme à la peau noire, mais lui aussi en tenue salafiste. Des militaires pensent l’avoir croisé auparavant, et même lui avoir parlé en haoussa. Peut-être venait-il repérer les lieux ?

Tous ne se sont pas fait exploser. Deux d’autres, par exemple, s’étaient réfugiés à l’intérieur d’un dortoir de l’école des sous-officiers. Ils ont tué trois des élèves et se sont cloitrés là. Malgré les bombes lacrymogènes ou assourdissantes, ils ont résisté toute la nuit ; une preuve pour les enquêteurs de leur niveau d’entraînement. Donc des professionnels. Et pour conserver les corps intacts et les ceintures, les forces de sécurité nigériennes ont fait appel à une équipe de militaires français, experts en explosifs, qui ont été dépêchés de Gao au Mali.

Cérémonie en hommage aux victimes de l'attentat d'Agadez, au Niger

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