RDC

RDC : nombreuses zones d'ombre autour de la mutinerie de Makala

Des policiers congolais et des soldats de l'ONU montent la garde après la mutinerie, à la prison de Makala à Kinshasa, le 2 juillet 2013.
Des policiers congolais et des soldats de l'ONU montent la garde après la mutinerie, à la prison de Makala à Kinshasa, le 2 juillet 2013. FP PHOTO / JUNIOR D. KANNAH

Coup de chaud, mardi 2 juillet, à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Des tirs ont été entendus. La police est intervenue. Il reste encore de nombreuses zones d'ombre autour de ce qui s'est passé. Les versions divergent notamment sur les raisons de cette agitation.

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Le calme est revenu à la prison centrale de Makala. Il n'y a pas eu de mort, seulement des blessés, selon le commandant de la police d’intervention rapide. Mais d'autres sources font état d'un mort parmi les policiers et d'un prisonnier grièvement blessé.

La police affirme avoir mené l’opération pour rechercher des armes blanches dans des cellules de la prison. Des machettes et diverses autres armes blanches auraient ainsi été récupérées, surtout chez les grands criminels.

Mais d’autres sources qui s’étaient confiées à RFI ont affirmé que l’opération des forces de l’ordre et de sécurité avait pour objectif de permettre le transfert à la prison militaire d’Ondolo de certains détenus, au total seize, épinglés comme « dangereux » par la nouvelle direction de la prison. Affecté à la prison de Makala, lors de la dernière permutation de responsables des centres pénitentiaires, le nouveau directeur, un officier militaire, a revu tout le système de gestion de la prison.

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