RDC

RDC: première audience pour l'opposant Eugène Diomi Ndongala, accusé de viol sur mineures

Etienne Tshisekedi (c.) aux côtés d'Eugène Diomi Ndongala (g.) à l'église Notre-Dame de Kinshasa, le 22 Juin 2012.
Etienne Tshisekedi (c.) aux côtés d'Eugène Diomi Ndongala (g.) à l'église Notre-Dame de Kinshasa, le 22 Juin 2012. AFP PHOTO / JUNIOR DIDI KANNAH

En République démocratique du Congo, la première audience du procès de l'homme politique Eugène Diomi Ndongala a été programmée pour ce lundi 8 juillet devant la Cour suprême de justice. Le président de la Démocratie chrétienne et coordonnateur de la majorité populaire pro-Tshisekedi est poursuivi pour viol sur mineures, ce qu'il dément.

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C’est depuis 2012 que Eugène Diomi Ndongala fait l’objet de poursuites judiciaires pour viol sur mineures, une accusation que le président de la Démocratie chrétienne rejette. Il parle d’un montage destiné à faire taire un homme politique très proche de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Eugène Diomi avait même disparu de la circulation pendant plusieurs semaines, enlevé et gardé en secret dans les locaux de l’Agence nationale de renseignement (ANR), selon lui-même et ses proches. Selon la police et le porte-parole du gouvernement, il était plutôt en cavale.

Quelques mois après sa réapparition, Eugène Diomi a été empêché de traverser vers Brazzaville. Un soir, la police est venue l’arrêter dans son hôtel. Le lendemain, c’est la décision d’une détention préventive en résidence surveillée en raison de l’immunité parlementaire du prévenu. Mais l’arrêt du juge de la Cour suprême de justice n’a pas été respecté. L’opposant a été envoyé à la prison centrale de Makala, près de Kinshasa. Même si le mandat de député de Diomi a été invalidé peu après, cette décision judiciaire n’a pas encore été annulée.

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