Cameroun

Cameroun : deux hommes condamnés pour homosexualité

Alice Nkom, présidente de l'Association de défense des droits des homosexuels au Cameroun (ADEFHO). A Yaoundé en avril 2013.
Alice Nkom, présidente de l'Association de défense des droits des homosexuels au Cameroun (ADEFHO). A Yaoundé en avril 2013. AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Cameroun, deux hommes ont été condamnés ce mardi 23 juillet à de la prison pour homosexualité par un tribunal de Yaoundé. L'un d'entre eux écope notamment de deux ans de prison ferme.

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Joseph Omgba écope ce mardi 23 juillet de deux ans de prison ferme et d’une amende de 50 000 francs CFA. Il est reconnu coupable d’outrage sur mineur et d’homosexualité. Son co-accusé est acquitté au bénéfice du doute. Quant au troisième homme poursuivi, un mineur remis en liberté qui ne s’est pas présenté au procès, il est condamné à un an de prison avec sursis, également pour homosexualité.

Cette affaire remonte au mois d’août 2011. Omgba - condamné aujourd’hui à de la prison ferme - est arrêté à son domicile de Yaoundé. Selon ses avocats, il est alors simplement en train de vendre une vidéo pornographique gay à une autre personne. Quant aux deux autres, ils avaient été arrêtés peu après, dans les locaux de la police, alors qu’ils rendaient visite au premier.

Lors du procès, les avocats de la défense ont plaidé non coupable, invoquant une absence totale de preuve. Face à eux, le procureur de la République avait brandi le flagrant délit et demandé la condamnation de Joseph Omgba et du mineur.

Cette peine fait suite à plusieurs autres condamnations pour homosexualité ces derniers mois. Le Cameroun prévoit jusqu’à cinq ans de prison ferme pour les relations entre personnes du même sexe. Les ONG de défense des droits de l'homme dénoncent régulièrement des arrestations arbitraires et des exactions commises à l’encontre des homosexuels et de ceux qui défendent leurs droits.

Par ailleurs, il y a une semaine, un activiste gay a été retrouvé battu à mort. Règlement de compte ou crime homophobe ? Les ONG, dont Human Rights Watch, demandent que toute la lumière soit faite sur ce crime.

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