Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire: le président de la jeunesse du PDCI confirme ses ambitions

Le président de la jeunesse du PDCI, Kouadio Konan Bertin, à Abidjan, le 18 février 2010.
Le président de la jeunesse du PDCI, Kouadio Konan Bertin, à Abidjan, le 18 février 2010. AFP/Sia Kambou

A un peu plus de deux mois du douzième Congrès du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), qui doit se dérouler du 3 au 5 octobre 2013, le président de la jeunesse affiliée poursuit sa croisade pour le renouvellement des instances du parti de l’Indépendance. Bertin Konan Kouadio, dit KKB, communique énormément ces derniers mois. Il a animé une conférence de presse hier, mardi 23 juillet, à Abidjan et a confirmé sa volonté de conquérir la présidence du plus vieux parti politique du pays.

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Face à la multiplication des motions de soutien à Henri Konan Bédié, le président de la jeunesse du PDCI n’a pas hésité longtemps à dévoiler ses intentions. Lors d’une récente tournée en Europe, Bertin Konan Kouadio a déclaré sa candidature pour succéder à l’ancien chef de l’Etat, à la tête de l’ancien parti unique, principal allié du Rassemblement des républicains (RDR), le parti présidentiel.

Il a confirmé cette candidature hier mardi 23 juillet à Abidjan. Quatorze ans après avoir été chassé du pouvoir par le premier coup d’Etat militaire en Côte d’Ivoire, le PDCI a par la suite perdu les élections qui ont eu lieu. Le jeune député dit donc avoir une ambition : « Le PDCI-RDA doit revenir au pouvoir en 2015, explique Bertin Konan Kouadio. J’ai la ferme conviction que nos militants dans le pays profond nous soutiennent. Je ne fais que porter haut leurs aspirations. Et je suis convaincu que j’ai le soutien de la quasi totalité de l’appareil du PDCI-RDA. Tous ceux qui m’attaquent ont un dénominateur commun : ils sont militants d’un parti mais qui servent d’entrée via un autre parti ».

Bertin Konan Kouadio répond, aux membres de son parti qui le qualifient de traître, qu’il s’est battu pour que Henri Konan Bédié rentre d’exil et continue d’incarner le PDCI après le coup d’Etat de Noël 1999, lorsque beaucoup lui tournaient le dos.

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