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Tunisie

Nouvelles tensions à Tunis, après l'inhumation de Mohamed Brahmi

Des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et manifestants, après l'inhumation à Tunis de l'opposant de gauche Mohamed Brahmi, ce samedi 27 juillet 2013.
Des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et manifestants, après l'inhumation à Tunis de l'opposant de gauche Mohamed Brahmi, ce samedi 27 juillet 2013. REUTERS/Zoubeir Souissi
Texte par : RFI Suivre
4 mn

C'est une marée humaine qui a déferlé dans les rues de Tunis ce samedi 27 juillet. Des dizaines de milliers de personnes ont assisté aux funérailles de l'opposant Mohamed Brahmi, assassiné jeudi. Il repose désormais dans le carré des martyrs aux côtés de Chokri Belaïd, un autre opposant tué en février dernier. Après les obsèques, des manifestants se sont dirigés vers l'Assemblée constituante, pour participer à un sit-in place du Bardo. Des appels à y participer ont couru sur les réseaux sociaux.

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La tension n'est pas retombée, alors que les obsèques dans la matinée se sont déroulées dans le plus grand calme, mais aussi dans l'émotion et la colère. Le cercueil de Mohamed Brahmi est arrivé porté par des militaires, ainsi que par ses proches.

Après une longue procession de plusieurs kilomètres, en tête du cortège, sa veuve tenait son portrait dans les mains, en faisant le « V » de la victoire. « Nous allons faire tomber ce gouvernement Ennahda », confiait-elle.

Carré des martyrs

Le député a été enterré à quelques mètres à peine de Choukri Belaïd, assassiné dans les mêmes circonstances quelques mois plus tôt. Ces deux figures de la gauche nationaliste reposent donc dans le carré des martyrs, au cimetière Jellaz de Tunis, où des milliers de personnes sont venues assister aux funérailles. Tout au long de la cérémonie, des slogans anti-islamistes ont été scandés.

Finalement, juste après les obsèques, certains sont allés manifester devant l'Assemblée constituante, pour demander sa dissolution. Très vite, la police les a dispersés à coups de gaz lacrymogènes, officiellement pour empêcher des heurts avec d'autres manifestants pro-islamistes. Résultat : des affrontements violents ont eu lieu jusqu'en fin d'après-midi.

Une cinquantaine de députés continuent leur sit-in devant l'Assemblée, dont eux aussi demandent la dissolution. Ils appellent les manifestants anti-islamistes à les rejoindre, et il n'est pas impossible que des affrontements aient encore lieu ce soir.

Diaporama: la journée du 27 juillet en images

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