Mali

Philippe Verdon a-t-il été retrouvé par des éléments du MNLA?

Le Français Philippe Verdon à Moroni, aux Comores, en janvier 2004.
Le Français Philippe Verdon à Moroni, aux Comores, en janvier 2004. AFP PHOTO/YOUSSOUF IBRAHIM

Selon nos informations, le corps de l'otage français d'Aqmi, Philippe Verdon, a été découvert précisément dans la vallée de Tahort, à 40 kilomètres au sud de Tessalit (Mali). Depuis quinze jours, les autorités françaises refusent de communiquer sur ce dossier sensible, et notamment sur les conditions de la découverte. Le MNLA affirme que c'est lui qui a retrouvé la dépouille du Français.

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Fin juin, un sous-officier du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) part en mission avec 14 éléments, deux pick-up bien armés, du matériel et des vivres. « Notre groupe s'est rendu dans le massif du Tigharghar, raconte un chef militaire du mouvement touareg. A l'entrée de la vallée de Tahort, un berger leur a indiqué qu'un groupe de jihadistes important était passé début mars, discrètement et à pied, à 2 kilomètres environ de son campement. »

Cette date correspond au début de l'offensive française dans le fief d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans la vallée d'Amététai, située à quelques kilomètres plus au nord. Les hommes du MNLA se lancent alors dans un ratissage précis. « Ils ont vu des traces et plus haut, entre deux cailloux, enroulé dans une couverture, un cadavre a été découvert, explique un membre du MNLA. Nos hommes ont seulement regardé les pieds et le visage. Il n'y avait pas de doute, c'était le corps d'un Blanc. »

Le chef de section prend le point GPS. Cette localisation précise permettra aux forces spéciales françaises de venir chercher la dépouille en hélicoptère. Après des tests génétiques, la France confirmera qu'il s'agit de l'otage Philippe Verdon. Le MNLA affirme que cette mission « noire » - car destinée à trouver des indices sur les otages - a été demandée par les forces spéciales françaises elles-mêmes.

A Paris, comme à Bamako, ni le quai d'Orsay, ni le ministère français de la Défense ne confirment cette opération. De son côté, la justice française a indiqué à la famille de Philippe Verdon que c'était l'interrogatoire d'un jihadiste arrêté dans le nord du Mali qui avait permis de localiser la dépouille.

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