Tunisie

Tunisie : l'UGTT met le gouvernement sous pression

En Tunisie, les manifestants réclament la démission du gouvernement.
En Tunisie, les manifestants réclament la démission du gouvernement. REUTERS/Anis Mili

Une réunion de crise au sommet de l'Etat tunisien a eu lieu à Tunis, le lundi 29 juillet 2013. Le Premier ministre, Ali Larayedh a exclu toute démission de son gouvernement dans l’immédiat, mais il a promis des élections législatives pour le 17 décembre 2013. Une proposition qui n’a pas été approuvée par le puissant syndicat UGTT qui à l'issue d'une longue réunion dans la nuit réclame toujours le départ d’un gouvernement véritablement sous pression.

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L’Union générale tunisienne du travail, UGTT est une vraie puissance syndicale dans le pays. Ce mardi 30 juillet au matin, dans un communiqué, la centrale a repris l’une des revendications principales des manifestants, mobilisés depuis l’assassinat, jeudi, du député Brahmi, à savoir : la dissolution du gouvernement, pour le remplacer par un collège de techniciens, tout en conservant l’Assemblée en l’état, afin de lui permettre d’achever la rédaction de la Constitution avant la tenue d’élections.

Lundi, le Premier ministre déclarait espérer ces élections pour le 17 décembre prochain, tout en rejetant la démission de son gouvernement. Mais, c’était avant que le pays n’apprenne la mort, dans la soirée, de huit de ses soldats, égorgés, décapités, sur le mont Chaambi, près de la frontière algérienne, où les militaires pourchassent, depuis décembre, un groupe armé lié à al-Qaïda au Maghreb islamique. Depuis, trois jours de deuil ont été décrétés et ce matin, le ministre de l’Intérieur en personne s’est dit tenté de démissionner avant d’appeler à un gouvernement d’union nationale. Première fissure donc au sein du gouvernement tunisien de plus en plus fragilisé.

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