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Tunisie

L'armée tunisienne engagée dans une «opération de grande ampleur» contre un groupe «terroriste»

Funérailles d'un soldat tunisien tué lundi 29 juillet près de Kasserine.
Funérailles d'un soldat tunisien tué lundi 29 juillet près de Kasserine. Reuters/ Stringer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'armée tunisienne continue d'affronter, ce vendredi 2 août, un groupe « terroriste » près de l'Algérie, dans la zone où huit soldats tunisiens ont été tués lundi. Les combats, qui ont commencé la veille en soirée, se déroulent à 16 km de Kasserine, aux abords du mont Chaambi. Un groupe lié à al-Qaïda y est traqué depuis décembre.

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Les combats se déroulent aux abords du mont Chaambi à quelques kilomètres de la ville de Kasserine. Taoufik Rahmouni, porte-parole des forces armées tunisiennes, a indiqué ce vendredi 2 août sur Radio Mosaïque FM que les « accrochages entre les militaires et un groupe terroriste » ont démarré la veille, jeudi, vers 21h (TU). Il a par ailleurs précisé que ce vendredi, « à l'aube, une opération de grande ampleur, avec usage d'unités aériennes et terrestres a débuté ». Taoufik Rahmouni a également précisé lors de cette intervention que l’armée tunisienne n’avait pour l’instant, « ni tué ni arrêté de terroristes ».

Depuis lundi et la mort de huit militaires de troupes d’élite dont cinq égorgés et mutilés sur la montagne bordant la frontière algérienne, l’armée ratisse par le feu, c’est-à-dire en incendiant des pans entiers de collines, pour déloger les groupes armés. Après plusieurs accrochages, les autorités affirment avoir encerclé un de ces groupes, ce qui n’est pas une première.

Depuis le mois de décembre, Tunis dit pourchasser une soixantaine de jihadistes liés à Aqmi composé d’éléments tunisiens mais aussi algériens dont certains seraient des vétérans de la guerre au Mali, pour l’instant sans succès.

Deux bombes explosent sans faire de victime

Depuis l’assassinat du député Mohamed Brahmi, le ministre de l’Intérieur pointe du doigt le mouvement salafiste et deux bombes ont explosé sans faire de victime. Une première placée sous un véhicule de gendarmerie, le 27 juillet à La Goulette, une seconde mercredi actionnée au passage de véhicules militaires près de Tunis et dont seul le détonateur a finalement explosé. En Tunisie, certains médias en ligne doutent de la piste jihadiste et n’hésitent pas à mettre en cause une implication étrangère et notamment algérienne dans ces violences. Des allégations qualifiées de scandaleuses, mensongères par le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

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