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Tunisie

En Tunisie, le parti majoritaire Ennahda accepte la suspension de la Constituante

Rached Ghannouchi, le dirigeant du parti Ennahda, le 5 août dernier à Tunis.
Rached Ghannouchi, le dirigeant du parti Ennahda, le 5 août dernier à Tunis. REUTERS/Zoubeir Souissi
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après la démonstration de force des partisans du régime tunisien, samedi 3 août dans la rue, l'opposition s’est mobilisée mardi 6 août. Ses slogans : la démission du gouvernement et la dissolution de l'Assemblée constituante. En plein bras de fer entre l’opposition et Ennahda, le parti islamiste majoritaire, le président de la Constituante, Mustapha Ben Jaafar a annoncé la suspension des travaux de son assemblée, en attendant des négociations de sortie de crise. Ce mercredi, Ennahda a accepté cette suspension.

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Ennahda fait un pas envers la soixantaine de députés d'opposition qui boycottent toujours l'Assemblée nationale constituante (ANC). Les travaux de l'ANC auraient pu reprendre sans eux, mais difficile de les ignorer en période de transition.

Mustapha Ben Jaafar a décidé cette suspension sans en avoir juridiquement le pouvoir. Son but : forcer le dialogue. Le mouvement islamiste y est favorable en raison des « dangers sécuritaires et des défis économiques énormes dans le pays », selon les termes de Rachid Ghannouchi. Mais il prône toujours un gouvernement d'union ouvert aux forces politiques prêtes à achever la transition dans le cadre de la loi.

Cette proposition ne répond pas aux conditions posées par une partie de l'opposition, qui réclame la démission de l'actuel cabinet et son remplacement par un gouvernement de technocrates indépendants des partis. Demande partagée par le principal syndicat du pays, la puissante UGTT, pour qui l'Assemblée doit rester le seul garant de la légitimité des urnes. Donc, pour l’instant, pas de reprise des discussions, assurent les cadres du syndicat.

Ce gel des travaux de l'ANC pourrait remettre en cause les plans du chef du gouvernement. Ali Larayedh a promis l'adoption de la Constitution d'ici octobre, ainsi que des élections avant la fin de l'année.

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