Mali

Présidentielle au Mali: éviter les problèmes du premier tour

Dans un bureau de vote, lors du premier tour de l'élection présidentielle au Mali.
Dans un bureau de vote, lors du premier tour de l'élection présidentielle au Mali. REUTERS/Joe Penney

Le second tour de la présidentielle au Mali, ce dimanche 11 août, doit mettre fin à une transition politique d'un an et demi et rétablir l'ordre constitutionnel après le putsch de mars 2012. Près de 7 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour départager les deux candidats. Au premier tour de nombreux problèmes d’organisation avaient empêché des électeurs de voter. Quelles réponses ont été apportées pour ce second tour?

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Lors du premier tour, beaucoup d’électeurs ont déambulé des heures durant, sans jamais trouver où ils devaient voter. Un service d’information par SMS avait été mis en place, mais il s’était retrouvé saturé par le nombre de demandes. Le système a été revu, comme l’explique le général Sangaré, délégué général aux élections du Mali : « Cette fois-ci, nous avons pu trouver la solution avec les opérateurs téléphoniques et nous pensons que le système va fonctionner et, surtout, que la plupart des électeurs ont déjà pu identifier leur lieu et leur bureau de vote. »

Une autre solution a été mise en place, pour permettre aux électeurs de trouver leur bureau : des agents, placés dans les bureaux de vote. Ces agents, au nombre de 370, n’avaient pas été maintenus dans les bureaux de vote, lors du jour du scrutin du premier tour, explique le général Sangaré, « mais, cette fois-ci, ils seront maintenus pendant toute la journée », assure-t-il.

Eviter l'élimination des suffrages

Autre problème qui a émergé lors du premier tour du scrutin : les près de 390 000 bulletins nuls. Beaucoup de Maliens n’avaient pas su s’y prendre pour voter correctement. « Cette fois-ci, d’abord, il n’y a que deux candidats sur le bulletin de vote. Le choix est beaucoup plus facile », souligne le général Sangaré. « Avec toutes les informations qui ont été données, les émissions, qui sont passées dans les différentes langues nationales, je pense que les électeurs seront suffisamment informés pour mieux voter et éviter l’élimination de leur suffrage », juge-t-il.

Enfin, contre les tentatives de fraude, les listes d’émargement ont été sécurisées avec l’apposition d’un nouveau sigle en théorie infalsifiable.

Ce samedi après-midi, les responsables des centres de vote ont, en principe, passé en revue le matériel électoral qu’ils installeront ce dimanche 11 août dès le petit matin. Une vérification minutieuse, comme, par exemple, au groupe scolaire Banconi plateau. Un regroupement de trois centres qui va compter 59 bureaux.

Urne par urne, bureau par bureau, les responsables des trois centres de vote du groupe scolaire Banconi plateau ont vérifié, en fin d’après-midi ce samedi 10 août, la disponibilité du matériel électoral. Cela n’a pas été une mince affaire : l’endroit regroupe 59 bureaux de vote, pour quelque 29000 inscrits. Des tentes ont été installées dans la cour pour compenser le manque de salles de classe.

Adama Sanogo, superviseur du centre de Banconi plateau, contrôle une urne et le matériel qui s’y trouve. « Il y a une lampe, des timbres, le procès verbal, l’encre indélébile », liste-t-il. Mais, « il y a le crayon qui manque... Ce qui veut dire qu’après la vérification, nous allons signaler cela », insiste-t-il.

«Les gens sont décidés à venir voter»

Quelques éléments manquent à l’inventaire, mais, selon Mahamadou Sory Coulibaly, coordinateur du centre de vote Banconi plateau état civil, le groupe scolaire sera prêt, ce dimanche 11 août, à accueillir les électeurs. « En l’état actuel, nous sommes sûrs que tout est fin prêt, à part quelques petites observations. Tout est fin prêt », explique-t-il au micro de RFI. Pour lui, « il y aura plus de monde qu’au premier tour, parce que beaucoup n’étaient pas entrés en possession de la carte Nina ». Pour lui, c’est une certitude, « les gens sont décidés à venir voter ».

Lors du premier tour, la participation nationale s’était élevée à environ 49%, selon les résultats définitifs du Conseil constitutionnel. De nombreux Maliens promettent que ce taux sera encore plus important pour le second tour.

 

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