Mali

Mali: inondations meurtrières à Bamako

Photo amateur prise à Bamako, le 28 août 2013.
Photo amateur prise à Bamako, le 28 août 2013. workshop.segou / Flickr / CC /

Des pluies diluviennes se sont abattues mercredi 28 août sur Bamako. Plusieurs quartiers de la capitale malienne ont été durement touchés. Le bilan officiel, mais non définitif, est de 24 morts dont une grande majorité d'enfants de moins de 15 ans. Cet état des lieux a été donné par la protection civile et la Croix-Rouge qui insistent sur les personnes disparues qui n'ont pu être comptabilisées.

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La pluie s'est abattue sur toute la ville de Bamako, mais certains quartiers ont été particulièrement touchés à BanKoni, quartier de la commune 1 mais aussi à Sébénikoro, commune 4. Bankoni est un quartier populaire très peuplé où l'habitat est souvent anarchique, les maisons construites au creux des canaux de circulation des eaux, ce qui a compliqué la situation.

« Nous avons été touchés, de l'eau a pénétré dans ma maison, témoigne Oulale Lassine, un habitant de Bankoni. Nos habits, la moto, tout a été emporté. Même une voiture. Il y a ici un bilan de 19 morts, provisoire, car on n'a pas encore déblayé toutes les ordures, les canalisations sont bouchées. Et les fils électriques qui sont tombés dans l'eau ont aggravé la situation. »

Morts par électrocution

Dans ce quartier de Bankoni, où les installations électriques sont anarchiques, des fils électriques sont en effet tombés dans l'eau provoquant des morts par électrocution. Il y a aussi, comme le raconte Oulale, le phénomène d'engorgement des canalisations, des égouts, bouchés par les ordures ménagères qui ont provoqué la rapide montée des eaux et le débordement de certains cours d'eau à l'intérieur de Bamako.

Dans la commune 4, on compte 400 sinistrés, des familles entières qui ont tout perdu, et dont les maisons sont entièrement détruites. Le maire de la commune 4 a mis en place un comité de crise pour gérer l'urgence. De nombreuses écoles ont été réquisitionnées à Bankoni et Sébénikoro.

Actuellement, la Croix-Rouge et la protection civile, avec l'aide active des habitants des quartiers, sont en train de tout faire pour organiser les secours, trouver des couvertures, réunir les vivres nécessaires et les médicaments pour éviter la contagion de maladies.

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