Algérie

Algérie : l'élection contestée du nouveau patron du FLN critiquée par la presse

Le nouveau chef du FLN, Amar Saïdani (d), ici en février 2007 lors d'une visite à Paris.
Le nouveau chef du FLN, Amar Saïdani (d), ici en février 2007 lors d'une visite à Paris. AFP PHOTO JACQUES DEMARTHON
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le nouveau secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), principal parti politique en Algérie, doit entrer en fonction ce dimanche 1er septembre. Elu jeudi dernier à l’unanimité parce qu’il n’y avait pas de candidat concurrent, Amar Saïdani n’en finit plus de susciter critiques et reproches.

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Deux choses suscitent la colère. D’abord Amar Saadani, le nouveau chef du premier parti du pays est impliqué dans un scandale de corruption agricole. Un scandale de détournement d’argent public de plus de 3 millions de dollars.

Pour la population, Amar Saïdani est un homme de la « chkara », un homme de l’argent sale. Alors que l’Algérie tente de se donner l’image d’un pays qui lutte contre la corruption, la pilule a du mal à passer. Et puis surtout, ce qui ne passe pas, c’est la méthode. Les journaux parlent de putsch, car même si le conseil d’Etat avait déclaré la réunion illégale la veille de l’élection.

Dans la nuit, le FLN a obtenu une nouvelle autorisation des autorités locales. Pour El- Watan, la justice a été instrumentalisée, la Constitution humiliée. Le parti politique Jil Jadid dénonce un Etat de non-droit où la force brutale est appelée à régler les conflits politiques.

Toute la presse fait le parallèle avec 2004, lorsque au milieu d’une nuit, Ali Benflis, candidat à la présidentielle contre Abdelaziz Bouteflika avait été brutalement déchu de son poste de chef du FLN. Car l’enjeu, 10 ans après, est le même, celui d’une élection présidentielle que deux clans tentent de remporter.

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