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République centrafricaine

En Centrafrique, la présence de groupes d'autodéfense alimente les craintes

Des soldats en patrouille dans les rues de Bangui, le 2 septembre.
Des soldats en patrouille dans les rues de Bangui, le 2 septembre. AFP PHOTO / PACOME PABANDJI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Centrafrique, les tensions restent vives après les violences du week-end denier. Beaucoup d'observateurs qualifient la situation d'explosive. D'autant que dans la région, certains civils sont armés. Constitués en groupes d'autodéfense, ils n'ont pas pris part aux dernières attaques, mais on craint qu'ils ne viennent aviver les tensions.

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Tout débute il y a une petite dizaine d’années avec un conflit entre agriculteurs et éleveurs. Ces derniers, venus du nord du pays et du Tchad, viennent tous les ans faire paître leurs troupeaux dans les champs verts de la région de Bossangoa. Mais au passage, ils occupent des parcelles, abiment des cultures et exaspèrent les villageois. Les agriculteurs s’organisent et s’arment de machettes et de fusils artisanaux. Les groupes d’autodéfense apparaissent, les débordements violents sont réguliers.

Unis contre l'ex-Seleka

Mais avec le coup d’Etat de mars dernier, ces organisations changent de forme et de fonction. Face aux exactions commises dans certains villages et grâce à la circulation d’armes plus sophistiquées, c’est contre les hommes de l’ex-Seleka que des villageois s’unissent. Ainsi, à Bohong, en août dernier, après de nombreux rackets, des arrestations arbitraires et des pillages, la population s’est violemment soulevée contre les éléments de l’ancienne rébellion. Des conflits qui, comme à Batangafo cette semaine, ont pu se doubler de considérations religieuses.

Plusieurs observateurs redoutent ainsi qu’avec la recrudescence des violences dans le nord-ouest, les groupes d’autodéfense, jusqu’alors absent du conflit, avivent à leur tour les tensions.

→ A (RE)LIRE : Situation toujours tendue à Bossangoa

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