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Afrique / Mauritanie

Mauritanie: le retour au bercail des activistes des FLAM

La Mauritanie a souvent été secoué par des conflits interethniques opposant arabo-berbères et négro-mauritanies..
La Mauritanie a souvent été secoué par des conflits interethniques opposant arabo-berbères et négro-mauritanies.. RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En 1983 naissaient les Flam, les Forces de libération africaines de Mauritanie, un mouvement qui disait vouloir libérer la communauté négro-mauritanienne d'un système jugé raciste. La publication polémique en 1986 du «manifeste du Négro-mauritanien opprimé» puis les violents affrontements communautaires entre arabo-berbères et négro-mauritaniens de 1989-91 ont contraint nombre de ses membres à quitter le pays. Ce mardi, le président des Flam, Samba Thiam, et son porte-parole, ont regagné Nouakchott, après 23 ans d'exil.

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Ce retour pour Samba Thiam, c’est d’abord l’émotion de retrouver son pays natal. « Je suis très ému ! Et je suis aussi très heureux de fouler le sol national. J’ai été profondément ému de constater que cette foule, sous cette chaleur torride, était là pour m’accueillir. C’est une manière de m’affirmer que les vingt-trois ans d’exil n’ont pas été vains ». 

À leurs débuts, les FLAM se voulaient une force de libération des Négro-Mauritaniens, considérés comme victimes d’un système raciste qu’il fallait combattre, y compris par la lutte armée. Aujourd’hui, la cause est restée la même, mais la façon de combattre a changé, explique Samba Thiam.

« C’est vrai que nous ne pouvons pas nier d’avoir eu recours à la lutte armée. Mais ce sont les conditions de l’époque qui l’exigeaient ! Aujourd’hui, nous nous inscrivons résolument dans le jeu de la légalité et dans le jeu démocratique. Nous sommes partis d’ici parce que nous ne pouvions pas nous exprimer ! Nous sommes revenus dans l’espoir de pouvoir nous exprimer ! Nous souhaitons mieux nous impliquer dans le jeu politique, l’exil ne pouvait pas durer, il fallait donc rentrer ».

Parmi la centaine de militants réunis pour l’occasion, Abdullay, étudiant en droit : « J’ai 24 ans. Je n’ai donc pas connu les FLAM. Mais j’ai lu leurs écrits, et pour moi, le combat qu’ils mènent pour la justice est toujours d’actualité », souligne-t-il.

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