Kenya

Kenya: Interpol à la recherche de Samantha Lewthwaite, dite la «veuve blanche»

Samantha Lewthwaite, surnommée la «Veuve blanche», recherchée par Interpol.
Samantha Lewthwaite, surnommée la «Veuve blanche», recherchée par Interpol. REUTERS/Interpol/Handout via Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Kenya est toujours en deuil après l'assaut du centre commercial Wesgate à Nairobi. L'enquête se poursuit, et Interpol recherche une Britannique, Samantha Lewthwaite, dite la « veuve blanche ». A la demande du Kenya, l'organisation de coopération policière internationale a émis le 26 septembre une « notice rouge », c'est-à-dire une demande d'arrestation en vue d'une extradition pour une autre affaire. Samantha Lewthwaite, 29 ans, également connue sous le nom de Natalie Webb, est recherchée par le Kenya pour détention d'explosifs et complot en vue de commettre un crime. Une affaire qui remonte à décembre 2011.

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Ce n'est pas la première fois que le nom de Samantha Lewthwaite circule dans une affaire de terrorisme au Kenya. La police de Nairobi la soupçonne d'avoir fomenté un attentat en 2011 à Mombasa, une ville côtière du pays. Hasard du calendrier, le procès de son complice présumé dans cette affaire a repris mardi. Il avait été arrêté sur le coup. Samantha, elle, avait pu s'échapper.

C'est en 2005 que cette Britannique s'est fait connaître. Elle est alors mariée à l'un des auteurs des attentats de Londres, qui ont fait 56 morts cette année-là. La jeune veuve commence par condamner son acte, puis fuit la Grande-Bretagne, et disparaît des radars.

Son arrestation permettrait à la justice kényane de retracer son parcours. Un parcours qui l'a menée notamment en Afrique du Sud, où elle aurait obtenu un faux passeport en 2008. Cela permettrait aussi de l'entendre sur ses liens avec les shebabs.

La presse britannique notamment a beaucoup spéculé ces derniers jours sur sa participation à l'attaque du centre commercial de Westgate. Les autorités du pays ont donné des informations contradictoires à ce sujet. Quant aux shebabs, ils ont démenti toute participation étrangère.

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