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MAURITANIE / Union européenne

Le Parlement européen adopte un accord de partenariat sur la pêche avec la Mauritanie

Pêcheurs mauritaniens à Nouadhibou.
Pêcheurs mauritaniens à Nouadhibou. Getty Images/Michael Runkel
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Parlement européen a finalement adopté, le mardi 8 octobre 2013 - à la grande majorité - le protocole d'accord de partenariat avec la Mauritanie concernant le secteur de la pêche. C'est l'épilogue d'un long bras de fer. En effet, ce protocole avait été signé en juillet 2012, au terme de 15 mois de négociations entre l'Union européenne et le gouvernement mauritanien. Il aura ensuite fallu plus d'un an pour qu'il soit adopté par le Parlement, même s'il était appliqué de manière provisoire depuis août 2012.

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L’accord de pêche signé avec la Mauritanie est le plus important pour l’Union européenne, tant en termes de volume que de contreparties financières. La Mauritanie recevra 70 millions d’euros par an de l’Union, plus quelque 40 millions de redevances des armateurs.

C’est un accord avantageux pour la Mauritanie. Il respecte le double objectif de préservation des ressources, en particulier du poulpe, et de développement du secteur et de l’emploi au niveau local, se félicite le directeur mauritanien de la pêche industrielle, qui cite plusieurs clauses à l’appui.

Trois millions d’euros annuels réservés au secteur local

Le taux de Mauritaniens dans l’équipage passe de 37 à 60%. Les espèces capturées hors poissons de surface devront être débarquées dans les ports mauritaniens. Sur les 70 millions annuels, trois iront directement au développement du secteur local. Enfin le poulpe, une espèce prisée mais surexploitée, devient le domaine réservé des Mauritaniens.

C’est ce dernier point en particulier qui a provoqué le blocage au Parlement. En première ligne des opposants : l’Espagne. Pour le rapporteur espagnol Gabriel Mato Adrover, la privation d’accès au poulpe entraînera d’importantes pertes d’emplois en Espagne. Il annonce déjà se préparer à de nouvelles négociations, le protocole expirant fin 2014.

Le vice-président de la commission des pêches, Alain Cadec, évoque lui, un accord juste, avec notamment côté européen des quotas de thons et crevettes satisfaisants et de meilleures conditions techniques pour les armateurs.

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