Afrique / Economie

Afrique: le prix Mo Ibrahim ne sera une nouvelle fois pas décerné en 2013

Le milliardaire d'origine soudanaise Mo Ibrahim dirige une fondation destinée à améliorer la gouvernance en Afrique.
Le milliardaire d'origine soudanaise Mo Ibrahim dirige une fondation destinée à améliorer la gouvernance en Afrique.

Une fois de plus, la fondation Mo Ibrahim a décidé de ne pas accorder de prix pour récompenser la bonne gouvernance en 2013. Le prix, parrainé par le milliardaire anglo-soudanais Mo Ibrahim, est doté de 3,6 millions d'euros et vise à récompenser d'anciens chefs d'Etat africains qui ont fait preuve d'excellence au cours de leur mandat.

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C'est la quatrième année que le prix Mo Ibrahim ne trouve pas de lauréat depuis sa création en 2007. Pour rappel, il récompense d'anciens chefs d'Etats africains, qui ont quitté leur fonction dans les trois dernières années, qui ne sont pas allés au-delà de leur mandat électif et qui ont poursuivi leur action au service du continent. « Aucun Africain ne remplit ces critères », a déclaré ce lundi matin le président du comité du prix, l'ancien Premier ministre tanzanien Salim Ahmed Salim.

→ (RE)LIRE : Pas de lauréat du prix Mo Ibrahim pour la troisième fois de son histoire

La fondation, lors de sa conférence de presse à Londres, a néanmoins dévoilé son indice de la gouvernance en Afrique en 2013. L'île Maurice demeure en tête, et la République démocratique du Congo et la Somalie continuent de fermer la marche. Peu de changement dans les dix premiers pays, même six le Botswana ravit la deuxième place au Cap-Vert.

Progression du Sénégal et du Rwanda

À noter le grand bond du Sénégal qui arrive en dixième position, il était seizième l'an passé. Le Sénégal devient donc le pays d'Afrique subsaharienne francophone le mieux classé. Le Rwanda fait aussi une belle progression, quinzième, il gagne huit places. Parmi les pays qui décrochent, on retient la Tanzanie, l'Egypte et le Mali.

La fondation refuse de tomber dans l'afro-pessimisme : « 94% de la population africaine vit dans des pays qui progressent », explique Nathalie Delapalme, membre de la fondation, sur le site internet de l'hebdomadaire Jeune Afrique, mais l'ancienne diplomate française ajoute que « l'écart entre les pays du continent tend à s'accentuer ».

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