LIBYE

Libye: affrontements entre groupes armés à Tripoli

Des impacts de balles sur la façade l'hôtel Radisson après les affrontements entre miliciens le 8/11/13 à Tripoli en Libye.
Des impacts de balles sur la façade l'hôtel Radisson après les affrontements entre miliciens le 8/11/13 à Tripoli en Libye. REUTERS/Stringer

La ville de Tripoli a été le théâtre de violents combats entre des milices rivales, dans la nuit de jeudi à vendredi. Dans la soirée, des tirs nourris ont été éntendus dans plusieurs quartiers de la capitale libyenne. On dénombre au moins deux morts et une trentaine de blessés, selon un bilan du ministère libyen de l'Intérieur. C'est la mort d'un chef d'une milice qui a déclenché les hostilités entre les différents groupes armés.

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Balles traçantes, tirs à l'arme lourde en plein coeur de la capitale libyenne. Jeudi soir, des groupes armés se sont affrontés pendant plusieurs heures. D'abord dans un quartier du nord-est puis, progressivement, les combats se sont déplacés dans d'autres quartiers du centre.

Les groupes armés se sont affrontés toute la nuit, chacun essayant de gagner du terrain. La plupart de ces affrontements à l'arme lourde seraient des affrontements indirects, mais ils font craindre une escalade de la violence, car ils ont opposé des groupes parmi les plus puissants de la capitale : des hommes de Misrata - de la brigade Nossoor -, et des groupes armés de Tripoli, du quartier de Souk al Jumma. Et, probablement aussi, des miliciens de l'un des groupes armés les plus important du pays : le groupe Bouclier de Libye.

Plusieurs bâtiments ont été touchés par les tirs effectués notamment par des canons anti-aériens. Les rues étaient désertes. Mais des habitants, certains armés, sont sortis de leurs maisons pour tenter de comprendre la situation et s'organiser pour la protection de leur quartier. Ce vendredi matin, le calme est revenu dans les rues de Tripoli.

L'origine de l'embrasement

A l'origine de ces affrontements, la mort d'un chef de brigade. Mardi, des hommes de la brigade Misrati Nossoor, qui circulent en voiture, sont arrêtés à un check point par des miliciens relevant du ministère de la Défense. Les Misrati en appellent à leur chef, Nouri Friwan, qui arrive sur place. Le ton monte, ça dégénère : des coups de feu claquent. Nouri Friwan est blessé. Il est évacué vers Malte, où il a succombé à ses blessures jeudi soir. C'est la nouvelle de la mort de Nouri Friwan – qui a participé à la libération de Tripoli en 2011 et s’y est depuis installé - qui a déclenché les combats de cette nuit.

Si l'origine de ces affrontements peut sembler dérisoire - des hommes à un check point qui refusent de laisser passer des membres d'une brigade rivale - cet épisode témoigne surtout, une fois de plus, du climat explosif qui règne en Libye, où les milices font la loi sur le terrain.

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