Madagascar

Madagascar : le silence de Hery après la confirmation du soutien de sa candidature au second tour par Rajoelina

Hery Rajaonarimampianina, candidat à la présidentielle malgache.
Hery Rajaonarimampianina, candidat à la présidentielle malgache. RFI/ Bilal Tarabey

A Madagascar, le soutien d’Andry Rajoelina au candidat Hery Rajaonarimampianina n’a pas fini de faire des vagues. Un soutien connu sur la Grande Ile mais qui a été officialisé publiquement dans une interview accordée par le président de la transition au quotidien francais Le Monde ce week-end. Andry Rajoelina explique ouvertement avoir agi en coulisse, et prévoit d’apparaître dans la campagne du second tour de la présidentielle de son candidat . La feuille de route lui interdit pourtant en tant que chef de l’Etat de prendre parti pour un candidat. Le camp du candidat concerné refuse toujours de commenter publiquement cet engagement. Mais il semble clairement pris à contre-pied par son mentor. 

Publicité

Avec notre correspondante à Antananarivo,

« Hery Rajaonarimampianina et Andry Rajoelina se sont parlé au téléphone, il y a eu des explications », raconte un proche du candidat. « Rajaonarimampianina veut s’affranchir de Rajoelina », explique encore cette source. « C’est pour cela que Rajoelina a brûlé les feux rouges ».

A (RE)LIRE : Madagascar: Rajaonarimampinanina embarrassé par le soutien de Rajoelina

La feuille de route interdit au président de faire de telles déclarations de soutien en période électorale. Le candidat de l’opposition Robinson Jean-Louis le sait, mais il attend les résultats définitifs de la Cour électorale spéciale dans une dizaine de jours. Il compte passer ensuite à l’offensive contre Andry Rajoelina.

« S’il maintient ce soutien, on demandera par voie des tribunaux, de l’instance qu’on va saisir, sa destitution de président de la transition, sur la base légale qu’un président d’institution n’a pas le droit de soutenir un candidat physiquement en utilisant des moyens d’Etat, il doit rester neutre », déclare Robinson Jean-Louis.

La destitution d’Andry Rajoelina serait possible « dans une situation normale », explique le constitutionnaliste Jean-Eric Rakotoarisoa, joint par RFI. Mais il rappelle que la feuille de route actuelle interdit les procédures d’empêchement contre le président et les institutions de transition.

A (RE)LIRE :Madagascar: le soutien de Rajoelina à Rajaonarimampianina, un cadeau empoisonné?

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail