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Maroc

Maroc: espoirs et craintes face à la nouvelle politique migratoire

Migrants sénégalais à Rabat, Maroc.
Migrants sénégalais à Rabat, Maroc. AFP PHOTO/FADEL SENNA
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Maroc a détaillé lundi soir les détails de sa nouvelle politique migratoire. Des critères stricts de régularisation des sans-papiers, majoritairement africains, ont été définis. Pour les associations marocaines de défense des migrants, à qui le gouvernement a pour la première fois réservé la primeur de ses décisions, cette opération est une bonne nouvelle. Mais étant donnée l'ampleur de la tâche, elles appellent le gouvernement à une plus large concertation.

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Avec notre correspondant à Rabat,

Cette fois, bien sûr, les associations marocaines de défense des migrants hésitent à critiquer le gouvernement. Hicham Rachidi, secrétaire général du Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants, le Gadem, une association qui milite depuis plus de dix ans pour la régularisation des sans-papiers au Maroc, salue l’initiative : « Notre invitation à la réunion avec le nouveau ministre chargé des Affaires migratoires est une grande première. D’habitude, les décisions se prennent, et on les apprend par les médias. »

Former les personnels

Même s'il accueille positivement la nouvelle politique migratoire initiée par le roi Mohammed VI, sa gratitude reste prudente. Pour lui, les critères de régularisation sont vagues. Les procédures administratives qui attendent les sans-papiers risquent d'être complexes. Et les fonctionnaires marocains ne sont pas suffisamment formés.

→ A (RE)LIRE : Le Maroc annonce une nouvelle politique migratoire

« Il ya un vrai programme de renforcement des capacités des personnes intervenantes dans le cadre du bureau de protection des réfugiés et apatrides à mettre en œuvre », insiste-t-il. « Nous avons eu écho du passage de personnes devant une commission de cinq personnes, pour parler de choses qui sont parfois très difficiles, parfois insoutenables », rapporte le secrétaire général du Gadem.

« Prendre le temps de la réflexion »

Hicham Rachidi estime qu'une affaire aussi sérieuse que la régularisation de près de 30 000 sans-papiers, selon ses propres estimations, mérite d'éviter la précipitation.

► A (RE)ECOUTER : Un syndicat pour les travailleurs immigrés au Maroc

« Nous proposons de prendre le temps de la réflexion, d’associer les personnes concernées, les organisations de la société civile, le Conseil national des droits de l’Homme et de solliciter des expériences à l’international. En Amérique latine, notamment ou en Europe », explique-t-il, plaidant également pour « pouvoir avoir un peu de recul pour l’ensemble de l’organisation du processus ».

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