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Rwanda

Un ancien garde présidentiel rwandais comparaît pour «terrorisme» à Kigali

Joël Mutabazi faisait partie de la garde rapprochée de Paul Kagame, président rwandais.
Joël Mutabazi faisait partie de la garde rapprochée de Paul Kagame, président rwandais. AFP PHOTO/KARIM SAHIB
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Joël Mutabazi, l’ancien garde présidentiel rwandais rapatrié illégalement au Rwanda alors qu’il avait un statut de réfugié en Ouganda a comparu mercredi 13 novembre devant un tribunal de Kigali qui l’accuse notamment de « terrorisme ». Human Rights Watch se dit « rassuré » qu’un procès en bonne et due forme ait démarré.

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Avec notre correspondante à Kigali,

C’est entouré de quatorze coaccusés que Joël Mutabazi a comparu mercredi 13 novembre à Kigali. L’ancien militaire rwandais est, entre autres charges, accusé de « terrorisme », de « formation d'un groupe armé », de « crime contre l'Etat » et de « possession illégale d'armes à feu ». Le procès a cependant été ajourné, car Joël Mutabazi n’avait pas d’avocat.

Depuis août dernier, la police rwandaise avait émis un mandat d’arrêt à son encontre. Fin octobre, la police l’avait accusé de participation à des attaques à la grenade au Rwanda, dans le cadre d’un réseau plus large impliquant, selon Kigali, des dissidents en exil en Afrique du Sud alliés aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Remis illégalement au Rwanda par l'Ouganda

Mais ce qui avait fait bondir les associations de défense des droits de l’homme est que Joël Mutabazi, qui avait le statut de réfugié en Ouganda depuis 2011, a été remis illégalement par la police ougandaise à Kigali, fin octobre. Kampala avait avancé une erreur de jugement.

Human Rights Watch (HRW), qui avait largement dénoncé cette extradition, s’est déclaré, ce mercredi, « soulagé » d’apprendre que Joël Mutabazi « a enfin comparu devant un tribunal ». Mais HRW demande à ce que le Rwanda divulgue publiquement l’endroit où il avait été détenu « apparemment au secret pendant au moins deux semaines ». Pour HRW, les « autorités judiciaires doivent maintenant lui assurer un procès équitable ».

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