Mali

Mali: le général Sanogo devant la justice

Le capitaine Amadou Sanogo, devenu général, pourrait être auditionné dès mardi 19 novembre.
Le capitaine Amadou Sanogo, devenu général, pourrait être auditionné dès mardi 19 novembre. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Ce mardi 19 novembre 2013, le général Amadou Sanogo doit se présenter devant la justice malienne. Selon une source judiciaire malienne, il doit être interrogé sur une première affaire: le contre coup d'Etat du 30 avril 2012. Ce jour là, alors qu'il venait de prendre le pouvoir quasiment un mois avant, une nouvelle tentative de putsch survient. Les militaires sont arrêtés, d'autres torturés, d'autres encore portés disparus. Sanogo a-t-il joué un rôle ? C'est ce que la justice veut savoir.

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A Bamako, on attend toujours le début de l'audition du général Amadou Sanogo se présente devant le juge d’instruction Yaya Karambé. Une source porche du dossier évoque des problèmes de procédure et des détails de dernière minute à régler. Ce mardi matin, de très nombreux journalistes ont pris d’assaut l’entrée du lieu où doit être entendu le chef de l’ex-junte militaire. Ce qui a créé du remous et suscité des problèmes de sécurité. Finalement, c’est dans un autre endroit que doit avoir lieu l’audition.

Il sera dans un premier temps entendu sur l’affaire de la tentative du contrecoup d’Etat du 30 avril 2012. Ce jour-là, des militaires maliens, notamment des Bérets rouges, tentent de renverser le général Amadou Sanogo qui, quasiment un mois avant prenait le pouvoir par un coup d’Etat.

De nombreuses questions

Ils échouent, une terrible répression s’abat sur eux. Certains Bérets rouges seront torturés à l’électricité, d’autre seront portés disparus ou encore purement et simplement exécutés. Le général Amadou Sanogo était-il impliqué dans cette tuerie ? A-t-il donné des ordres ? En d’autres termes et selon l’expression consacrée, est-il responsable mais pas coupable ?

La justice malienne veut savoir, surtout au moment où des compagnons du même général ont tenu des témoignages qui l’accablent. L’entourage du juge d’instruction Yaya Karembé prévient : « nul n’est au-dessus de la loi au Mali, on fera tout pour l’entendre ». Des mesures de sécurité ont été prises pour protéger et le juge et sa famille.

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