RCA / France

Intervention française en Centrafrique: 800 hommes en renfort

Un avion de transport tactique «Transall», ici au Mali, qui sert au transport d'hommes et de frêt directement sur le théâtre.
Un avion de transport tactique «Transall», ici au Mali, qui sert au transport d'hommes et de frêt directement sur le théâtre. RFI/Olivier Fourt

Après le Mali, la France s'apprête à intervenir en Centrafrique avec un millier de soldats et un projet de résolution à l'ONU proposant à terme l'envoi de casques bleus dans ce pays en proie au chaos. Prés de 800 soldats sont en route pour renforcer les 400 militaires français déjà présents dans ce pays.

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Cela fait des mois que l'armée française travaille sur un déploiement en Centrafrique, zone qu'elle connaît bien. Bangui est une ville enclavée difficile d'accès. Premier objectif de l'intervention française : ramener le calme dans la capitale, aux côtés des éléments de la Misca, transférer certaines responsabilités aux troupes africaines et porter l'effort dans d'autres régions déstabilisées de la RCA. Les opérations pourraient débuter dans une quinzaine de jours, date à laquelle les renforts auront été acheminés.

L'aéroport de la capitale est ouvert et la piste parfaitement utilisable, ce qui facilite l'acheminement du matériel par la voie aérienne. Une douzaine de vols de gros porteurs affrétés depuis la France sont déjà programmés. Ils partent de Pau, base située à proximité des éléments constituant la 11e brigade parachutiste (8e RPIMA de Castres et 3e RPIMA notamment) et d'Istres pour acheminer les hommes et le matériel lourd (25e RGA entre autres).

Renforts venus des autres théâtres d’opération en Afrique

Dans l'immédiat, il s'agit de remonter une base projetable à Bangui pour accueillir le flux logistique : installer des soutes à carburant pour les avions, mettre en place un dispositif médical avancé.

D'autres rotations par avions à hélices (Dash 400 et Antonov 12 loués) ont déjà débuté depuis le Mali, mais aussi, probablement, depuis le Gabon où le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian était en visite le vendredi 22 novembre. A ce stade, les avions de transport tactique Transall présents en Afrique seront, autant que possible, préservés pour les futures opérations de combat en RCA ou au Mali.

Les hélicoptères viendront des théatres d'opération en afriques. Quatre hélicoptères de transport PUMA en provenance du Gabon, et deux Gazelle ont été embarquées sur le BPC Dixmude qui a quitté Toulon samedi 16 novembre avec environ 300 hommes à bord. Il faudra un peu moins de deux semaines de mer pour rejoindre le port de Douala, au Cameroun. Au moins un autre bateau cargo est programmé. Ensuite, le transfert s'effectue par le train vers la République centrafricaine pour terminer le trajet vers Bangui par la route.

→ A RE(LIRE) : L'armée française attendue pour ouvrir la voie à la force africaine

Ces 1 200 hommes seront suffisants avec la Misca pour sécuriser Bangui.

Thibault Lesueur

La crise en Centrafrique

 

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