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Congo-Brazzaville

Congo-Brazzaville: le colonel Marcel Ntsourou s'est rendu aux autorités

Le colonel Ntsourou
Le colonel Ntsourou DR
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des dizaines de militaires encerclaient depuis lundi matin la maison du colonel Ntsourou, située dans le centre-ville de Brazzaville. Dans la matinée, une fusillade très intense avait éclaté entre les deux camps alors que le colonel était retranché avec une centaine de fidèles. L'ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité avait été condamné en septembre à cinq ans de travaux forcés avec sursis dans l'affaire des explosions de Mpila.

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Le dénouement serait intervenu après une médiation des Nations unies. Marcel Ntsourou, était alors retranché au sous-sol de sa maison.

 

Joint par RFI lundi matin, le colonel Ntsourou s'était dit être prêt à combattre jusqu'à la mort. Il aurait finalement accepté de se rendre. Peut-être en raison de la présence de sa famille au moment de la fusillade, et alors qu’il y avait déjà de nombreuses victimes parmi ses hommes, explique une source. Un proche de l'affaire précise que l'officier a été embarqué dans un blindé de la garde présidentielle, en direction de l'état-major situé dans le même quartier.

Le directeur général de la police a déclaré pour sa part que le colonel avait été placé en garde à vue dans les locaux de la DGSP, et qu'il sera présenté ce mardi au procureur.

C'est l'épilogue d'une journée de siège, commencée dès l'aube, lorsque des dizaines de soldats ont encerclé la maison de Marcel Ntsourou. Un bâtiment où l'officier avait rassemblé une centaine de fidèles. Les forces de l'ordre ont alors bouclé le centre-ville avant qu’une fusillade éclate peu après 10h30. Les deux camps font feu pendant une heure. Selon plusieurs sources, il y aurait au moins une quinzaine de morts chez les partisans de l'officier.

Marcel Ntsourou a fini par se rendre quelques heures plus tard pendant une accalmie. Un témoin qui a pu accéder à sa maison décrit un champ de bataille, avec des armes par terre, beaucoup d'impacts de balle, un mur détruit et des cadavres, étendus sur le sol.

 

►A (re)lire : Explosion de Mpila: le domicile du colonel Ntsourou attaqué par l’armée congolaise

La circulation dans le quartier était quasi nulle lundi soir, les forces de sécurité restaient déployées en grand nombre, notamment des bérets noirs, qui sont des éléments de l'armée de terre. Plus tôt dans la journée, écoles et administrations avaient été évacuées. Raison officielle invoquée : les éléments de Marcel Ntsourou étant en civil et ils auraient pu se mêler à la population.

Selon le directeur général de la police, le général Jean-François Ndenguet, joint par RFI, une patrouille des forces de l’ordre aurait été attaquée dimanche soir à Brazzaville. Une enquête aurait établi la présence des véhicules ayant participé à l’attaque au domicile du colonel Ntsourou. Des officiers judiciaires seraient donc allés sur place, mais auraient essuyé des tirs. Et les forces de sécurité auraient répliqué en état de légitime défense.

 

La journaliste Sadio Kanté de Reuters-TV, qui réalisait un micro-trottoir sur ces fusillades dans le quartier de Bacongo, a été interpelée lundi.

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