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RCA

Centrafrique : le chaos et la panique à Bangui, MSF lance un appel à une aide d'urgence

Des familles massées autour de l'aéroport pour se placer sous la protection des soldats français de l'opération Sangaris et ceux de la force africaine (Misca). Bangui, le 28 décembre 2013.
Des familles massées autour de l'aéroport pour se placer sous la protection des soldats français de l'opération Sangaris et ceux de la force africaine (Misca). Bangui, le 28 décembre 2013. REUTERS/Andreea Campeanu
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les ONG sont dépassées par l'afflux de réfugiés ce dimanche 29 décembre au soir dans la capitale centrafricaine où la situation humanitaire est alarmante. Médecins sans frontières (MSF) demande une aide d'urgence pour cent mille personnes réfugiées près de l'aéroport de Bangui. Malgré un calme précaire, la population continue de fuir le pays par tous les moyens.

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Des Camerounais, des Nigériens ou encore des Sénégalais. En plus des Tchadiens, les ressortissants étrangers qui quittent Bangui et ses provinces sont nombreux. Joint par téléphone, le Haut Commissariat aux Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur place affirme que parmi eux figurent de nombreux musulmans qui craignent également pour leur sécurité.

Après plusieurs semaines de violences meurtrières, les déplacés se comptent, en effet, par milliers. L'Unicef aurait recensé pas moins de 55 sites à Bangui où ces derniers sont réfugiés. Des hommes, des femmes et des enfants qui tentent d'échapper aux exactions entre les communautés qui ont déjà fait un millier de morts depuis le début de l'intervention française, le 5 décembre dernier.

Lors d'une conférence de presse samedi soir à Bangui, Ismaël Chergui, le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine a tenu à saluer et encourager les actions de l'armée tchadienne dans le pays. Cette dernière a en effet mauvaise presse aux yeux des populations locales qui lui prêtent des liens avec l'ex-coalition rebelle Seleka. Une coalition à l'origine du coup d'Etat qui a porté au pouvoir Michel Djotodia en mars dernier.

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100 000 réfugiés autour de l'aéroport

D'un côté des milliers de Tchadiens qui fuient en avion ou encore par la route les exactions des milices de défense, et de l'autre des Banguissois et Centrafricains totalement paniqués. Ceux-ci se sont réfugiés aux abords de l'aéroport de Bangui, une zone sécurisée par les forces françaises et africaines.

Au moins cent mille personnes survivent dans des abris de fortune et ce dimanche soir Médecins sans frontières, complètement débordé, lance un appel à une aide d'urgence.

Philippe Leclerc

« La population est tellement terrorisée qu’elle ne veut pas bouger de la proximité de l’aéroport, explique Philippe Leclerc, représentant en France du Haut Commissariat aux Nations unies pour les réfugiés. Aujourd’hui, on est presque jusqu’à 100 000 personnes qui dorment sur le site ».

Dans la journée, il y a quelque 50 000 personnes massées autour de l’aéroport et la nuit la situation étant tellement dangereuse les gens viennent se placer sous la protection des soldats.

« Ce que nous sommes en train de mettre en place avec d'autres agences des Nations unies, ajoute Philippe Leclerc, c’est la fourniture de vivres et de biens non alimentaires indispensables pour pouvoir vivre dans ces conditions et surtout améliorer les conditions sanitaires qui sont déplorables avec très peu de possibilités de latrines ou aussi d’évacuation d’ordures ».

Selon l'Unicef, dans la seule ville de Bangui ont été recensés plus d'une cinquantaine de sites de déplacés.
 

La crise en Centrafrique

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