Madagascar

Madagascar: la colère monte dans le camp Ravalomanana

Robinson Jean-Louis, candidat à la présidentielle malgache, lors d'une conférence de presse le 21 décembre dernier, au lendemain du second tour.
Robinson Jean-Louis, candidat à la présidentielle malgache, lors d'une conférence de presse le 21 décembre dernier, au lendemain du second tour. REUTERS/Thomas Mukoya

A Madagascar, cela fait deux jours que Robinson Jean-Louis n'est pas apparu en public et ne s'est pas exprimé directement. Donné perdant au second tour de la présidentielle selon les résultats encore provisoires de la commission électorale, il revendique toujours la victoire et dénonce des résultats « truqués ». Il n'est pas venu non plus, samedi, lors du rassemblement hebdomadaire des partisans de Marc Ravalomanana. Dans la capitale malgache, les habitants sont en colère ; ils n'acceptent pas la défaite du candidat soutenu par l'ancien président. Le nouveau chef de la mouvance Ravalomanana a même menacé, à la tribune, mais de manière ambigue de faire descendre, les gens, dans la rue.

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Devant plusieurs centaines de partisans, le ministre de l'Agriculture et nouveau chef de la mouvance Ravalomanana, Rolland Ravatomanga, interpelle à la tribune la Cour électorale spéciale. « Si jamais nous savons avant l'heure que votre décision va dans la mauvaise direction, alors nous nous excusons mais le peuple va se lever » prévient Rolland Ravatomanga.

Le chef de la mouvance Ravalomanana va-t-il appeler à manifester ? « Jamais ! Jamais. Si la population veut descendre dans la rue, c'est pas notre devoir de l'en empêcher , c'est leur droit le plus absolu. »

Pour cette femme, interrogée par RFI, la colère contre des élections qu'elle dit manipulées, est plus forte que tout : « Nous, on vote pour la vérité ! »

Parmi les partisans qui ont écouté les discours, il y a cet homme : « Je suis un réserviste, je peux avoir des armes, je défends le vote des Malgaches, je peux le faire ! »

Rolland Ravatomanga appelle ses partisans à se rassembler de nouveau avec des banderoles, « dès lundi ».

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