Accéder au contenu principal
Tunisie

Tunisie: la parité homme-femme désormais inscrite dans la Constitution

L'Assemblèe nationale constituante tunisienne en séance.
L'Assemblèe nationale constituante tunisienne en séance. wikipedia.org
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Premier ministre tunisien a annoncé, ce jeudi 9 janvier, sa démission. Le chef du gouvernement islamiste laissera sa place à Mehdi Jomaa, désigné par les partis politiques pour mettre un terme à la crise politique. Pendant ce temps, les députés tunisiens continuent de valider la nouvelle Constitution avec l’examen, ce jeudi, de l'article 45 qui « garantit la protection du droit des femmes ». En fin de matinée, ils ont aussi validé un amendement sur la parité. Moment de tension et d’émotion dans l’hémicycle de l’Assemblée constituante.

Publicité

Sitôt l'amendement sur la parité validé, plusieurs députés extrêmement émus se sont même levés et ont entonné l'hymne national dans l'hémicycle. Un amendement négocié âprement par l'opposition en commission de consensus, hors plénière.

Il est donc passé avec 116 votes pour et 40 contre et garantit l'égalité des chances entre la femme et l'homme dans l'exercice des différentes responsabilités, « il œuvre à la réalisation de la parité dans les assemblées élues ».

Parité inscrite

La parité homme-femme est donc inscrite dans la Constitution tunisienne, ce qui en fait sans doute déjà la plus libérale du monde arabe. Pour autant, les débats ne sont pas encore terminés. Une centaine d'articles doivent encore être votés dont la totalité du numéro 45 qui garantit les droits de la femme et préserve ses acquis.

Depuis ce matin, une députée du parti Ennahda est d'ailleurs très remontée contre cette parité qu'elle considère comme discriminatoire. Mais ce qui est sûr c'est que le parti islamiste majoritaire a multiplié les concessions dans ce texte qui consacre déjà la liberté de conscience. Même si certains à gauche continuent de craindre que certains articles comme l'article 1, qui fait de l'islam la religion de la Tunisie, puissent permettre au législateur d'écrire la loi dans le respect de la religion musulmane.

→ À (RE)LIRE : Le chef du gouvernement tunisien a remis sa démission

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.