Libye

Libye: un vice-ministre tué à Syrte dans un contexte d'insécurité grandissante

Une vue aérienne la ville de Syrte, le 7 octobre 2011 en Libye.
Une vue aérienne la ville de Syrte, le 7 octobre 2011 en Libye. John Cantlie/Getty Images
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Libye, le vice-ministre libyen de l'Industrie, Hassan al-Droui, a été tué par balle samedi 11 janvier à Syrte, à 500 kilomètres à l'est de la capitale Tripoli. Ce meurtre illustre une nouvelle fois, la difficulté des autorités libyennes à rétablir la sécurité dans le pays depuis la chute de Mouammar Khadafi en octobre 2011. C'est la première fois qu'un membre du gouvernement de transition est assassiné, depuis la chute du « Guide » en octobre 2011.

Publicité

L'assassinat s'est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche. Le vice-ministre de l'Industrie, Hassan al-Droui était en visite à Syrte, sa ville natale à l'est du pays, selon une source au sein des services de sécurité. Selon cette dernière, « des inconnus armés ont tiré des rafales de balles sur le vice-ministre, dans le centre de la ville ». Une source à l'hôpital de Syrte, où le décès a été constaté, parle de « plusieurs balles reçues dans différentes parties du corps. »

Hassan al-Droui était un ancien membre du Conseil national de transition. Il avait été nommé par le premier chef du gouvernement de transition et confirmé à son poste par l'actuel premier ministre Ali Zeidan. Pour le moment, personne n'a revendiqué sa mort.

Des affrontements entre tribus

Les assassinats sont fréquents dans l'est de la Libye. Des dizaines de personnes ont déjà perdu la vie, le plus souvent des membres de l'appareil sécuritaire et judiciaire du pays, dans un contexte de grande insécurité. Ce meurtre intervient alors que dans le sud du pays, les Toubous, peuple nomade, et les Ouled Slimane, s'affrontent depuis plusieurs jours à Sebha, la quatrième ville du pays, dans le désert libyen.

à (re)lire : Libye : comment sortir du cycle de violence ?

Les combats ont débuté jeudi après le décès d'un chef de milice appartenant aux Ouled Slimane. Ils se poursuivent ce matin selon des témoins. Un bilan provisoire fait état de 19 morts et de 20 blessés, selon le président du conseil local. Ces affrontements sont les plus violents depuis mars 2012.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail