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Côte d'Ivoire

Côte d’Ivoire: Charles Blé Goudé sera-t-il transféré à la Haye?

Charles Blé Goudé, lorsqu'il était ministre de la Jeunesse dans le gouvernement de Laurent Gbagbo.
Charles Blé Goudé, lorsqu'il était ministre de la Jeunesse dans le gouvernement de Laurent Gbagbo. RFI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La coopération entre la Côte d’Ivoire et la Cour pénale internationale (CPI) est toujours en question. La juridiction internationale permanente chargée de juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité avait demandé - pour la deuxième fois en deux mois, en décembre dernier - aux autorités ivoiriennes de lui livrer l’ex-leader des «Jeunes patriotes» avant le 13 janvier 2014. Le délai a expiré il y a 48 heures. Charles Blé Goudé est toujours en Côte d’Ivoire. Avant de se prononcer, les autorités de ce pays demandent à la CPI un sursis de trois mois.

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Le gouvernement ivoirien s’est manifesté avant l’expiration du terme fixé par la CPI, par le biais des 2 avocats français de l’Etat de Côte d’Ivoire. Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît ont demandé, lundi 13 janvier, à la 1ère Chambre préliminaire de la CPI un sursis de trois mois pour répondre à sa demande de transfèrement de Charles Blé Goudé.

La Côte d’Ivoire sollicite ainsi un nouveau délai. Elle s’engage à se déterminer sur le transfert - ou non - à La Haye de l’ex-général de la rue abidjanaise, au plus tard le 13 avril prochain.

La CPI a rendu publique, mardi 14 janvier, une partie de la correspondance que les deux avocats du barreau de Paris lui ont adressée. Selon eux, les autorités ivoiriennes ont besoin de ces trois mois pour poursuivre la procédure judiciaire interne contre Charles Blé Goudé.

L’ex-porte-voix de Laurent Gbagbo est « gardé dans un lieu secret » depuis un an en Côte d’Ivoire, après son arrestation au Ghana et son extradition express. Sera-t-il transféré à la CPI ? Difficile de se prononcer.

Les autorités ivoiriennes ont, pour l’instant, refusé de livrer à la même juridiction Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-chef de l’Etat, en disant que la justice nationale est aujourd’hui apte à la juger. Elles pourraient aussi avancer le même argument dans le cas de Charles Blé Goudé. Une posture destinée à éviter de livrer des soutiens d’Alassane Ouattara, au cas où la CPI lancerait des mandats d’arrêt contre eux.

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