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RDC / RCA

RCA: de nombreux Banguissois arrivent chaque jour en RDC

L'arrivée de Sandrine 22 ans, juste après les tirs autour du camp militaire Kasaï.
L'arrivée de Sandrine 22 ans, juste après les tirs autour du camp militaire Kasaï. HCR/Celine Schmitt
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les violences continuent à Bangui. Lundi dans la matinée, de nouveaux affrontements ont secoué les environs du camp militaire Kasaï. Résultat : les Banguissois continuent de fuir vers la RDC voisine. Ils sont chaque jour des dizaines à traverser la rivière Oubangui qui séparent la capitale centrafricaine de la ville congolaise de Zongo pour trouver la sécurité.

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Les tirs sont lointains, mais réguliers : mitrailleuses, armes lourdes. De la colline au-dessus du camp militaire Kasaï s’élève de la fumée. Quelques minutes plus tard arrivent des pirogues de Bangui. A bord, des Centrafricains comme Regina, venue trouver refuge côté congolais : « Les Seleka et les anti-balaka s’affrontent près de la colline depuis hier. Il y a eu des morts alors j’ai fui ».

Son amie Sandrine, 22 ans, bébé dans les bras et un baluchon de vêtement sur la tête, renchérit : « J’ai eu peur, on habite tout près du camp militaire Kasaï ; il y a des coups de feu tout le temps alors on a fui au Congo ».

Installé à une table sous un arbre, un fonctionnaire congolais enregistre cette nouvelle arrivée, la quinzième depuis le matin. En quatre jours, 180 Banguissois ont traversé la rivière. Et les récits se ressemblent, comme celui de cette jeune femme : « C’est trop dur de rester à Bangui. Je ne peux pas supporter. Hier soir, on n’arrivait pas à dormir à cause des balles. Pas mal d’affrontements. Les gens tiraient des balles, n’importe quoi. On n’arrivait pas à dormir. Le matin jusqu’au soir, on est toujours comme ça ».

Désormais en terre sûre, Corinne espère continuer ses études et trouver le calme qui lui manquait tant, de l’autre côté de la rivière Oubangui.


Une situation de conflit dans tout le pays

Il n'y a pas que la ville de Bangui qui soit confrontée aux violences. Le Haut commissariat de l'ONU s'alarme d'incidents meurtriers dans tout le pays, comme l’explique Cécile Pouilly, sa porte-parole : « C’est vrai que l’attention se porte souvent sur la situation à Bangui. Malheureusement, la situation est extrêmement compliquée à l’intérieur du pays et dans différentes villes, notamment à Bouar où des affrontements ont encore eu lieu tout récemment entre des ex-Seleka et des anti-balaka, qui ont fait plusieurs morts. Nous avons aussi reçu des informations faisant état de l’entrée dans la ville de Bocaranga d’un groupe d’ex-Seleka qui était en fuite avec des civils musulmans.

« Ils seraient entrés dans cette ville de Bocaranga le 21 janvier, indique encore la porte-parole, et auraient tiré sur la population tuant au moins dix personnes et en blessant de nombreux autres. Baoro est une ville qui se situe non loin de la ville de Bouar, et il semble que le 22 janvier dernier des anti-balaka auraient tué des civils musulmans faisant au moins 80 morts et blessant des centaines de personnes. Donc malheureusement, les violations des droits de l’homme continuent à être perpétrées de manière massive en République centrafricaine ».

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