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RDC

RDC: peu d’avancées un an après l’accord d’Addis-Abeba

Des combattants des FDLR à Lushebere, dans l'est de la RDC, en novembre 2008.
Des combattants des FDLR à Lushebere, dans l'est de la RDC, en novembre 2008. AFP PHOTO/ Tony KARUMBA
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le 24 février 2013, onze pays d'Afrique centrale et orientale signaient l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Ces Etats se sont engagés à ne pas soutenir les groupes armés actifs - notamment en RDC - et à réformer police et armée. Mais aujourd’hui, le mécanisme national de suivi de ces réformes semble au point mort.

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Pas de règlement intérieur, pas d’attribution claire de poste et une seule réunion du comité de pilotage en près d’un an. Depuis qu’il a été créé il y a neuf mois, le mécanisme national de suivi (MNS) de l’accord d’Addis-Abeba ressemble à une coquille vide.

C’est l’absence de budget qui empêche la structure de fonctionner, estiment certaines sources. En 2013, la dotation allouée a permis de recruter une vingtaine de personnes ; il manque encore les experts. Mais en 2014, seul 5% du budget requis a été attribué. Sans finance, impossible de recruter et de donner aux équipes les moyens de travailler. Du côté de la primature, on se veut rassurant. Le budget pourrait être réajusté dans les semaines à venir.

Mauvaise gestion ?

D’autres sources pointent une mauvaise gestion. D’après les documents internes consultés par RFI, des postes tels que le directeur de cabinet et son chauffeur n’étaient pas prévus dans l’ordonnance de création du mécanisme.

La communauté internationale de son côté s’inquiète du manque d’avancée dans la mise en place de cette structure, censée jouer un rôle crucial dans la consolidation des institutions congolaises et pour garantir une paix durable dans l’Est. La RDC a-t-elle vraiment la volonté de faire avancer ce mécanisme ? La communauté internationale se pose sérieusement la question.

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