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RWANDA / FRANCE

Satisfactions au Rwanda après la condamnation de Pascal Simbikangwa

Dessin représentant l'accusé Pascal Simbikangwa lors de l'audience du 4 février 2014 à Paris.
Dessin représentant l'accusé Pascal Simbikangwa lors de l'audience du 4 février 2014 à Paris. AFP PHOTO / BENOIT PEYRUCQ
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Kigali a salué, ce samedi 15 mars, comme « une étape importante pour la justice », la condamnation par la cour d'assises de Paris du Rwandais Pascal Simbikangwa pour son implication dans le génocide. C'était la première fois que la France, souvent pointée du doigt par Kigali pour son rôle dans le génocide, jugeait un Rwandais pour son rôle dans les massacres qui ont fait quelque 800 000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsie entre avril et juillet 1994.

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Satisfaction au Rwanda au lendemain de la condamnation de Pascal Simbikangwa. Le ministre de la Justice rwandais, Johnston Busingye, a salué une « étape importante pour la justice des auteurs du génocide de 1994 ». Cette décision est « rédemptrice pour le système judiciaire [français] qui était devenu quasiment protecteur des suspects de génocide », a-t-il estimé.

 → A (RE)LIRE : Génocide rwandais: Simbikangwa condamné à 25 ans de prison

Le ministre a toutefois rappelé qu’il restait « quelques douzaines d'actes d'accusation […] dans le système judiciaire français ». « En fonction de ce qui se passera pour ces dossiers, les semaines et mois à venir seront un test pour voir si ce procès est symbolique » ou non, a-t-il poursuivi.

« De l'espoir pour les dossiers qui restent »

Du côté du parquet, on s’estime également « satisfait » de cette décision. « Même si ça a pris du temps, la justice française a bien fait son travail et cela donne de l'espoir pour les dossiers qui restent », a déclaré Alain Mukuralinda, le porte-parole du procureur général du Rwanda.

Joint par RFI, Naphtal Ahishakiye, secrétaire exécutif d’Ibuka, l’association de rescapés s’est dit content de ce premier jugement, même vingt ans après tout en rappelant qu’il y avait encore beaucoup de génocidaires présumés dans l’Hexagone.

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