SENEGAL / Gambie

Sénégal : poursuite du blocus de la transgambienne

Rue de Ziguinchor, Sénégal.
Rue de Ziguinchor, Sénégal. Wikimedia

Depuis près de trois mois, la frontière entre le Sénégal et la Gambie est bloquée pour tous les camions de marchandises et les transports en commun, qu’ils soient sénégalais ou gambiens. Un blocus imposé par les routiers sénégalais pour faire plier la Gambie qui a augmenté unilatéralement les droits de passage.

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Depuis le déclenchement du blocus de la transgambienne, Ziguinchor est comme paralysée. Signe qui ne trompe pas, la gare routière tourne au ralenti. Mamadou Lamine Manga, trésorier général de l’Etat : « Vraiment on est complètement brisés. On ne tourne même pas. Rien ne marche ici à la gare routière. Le billet est passé de 9 500 à 17 000 francs CFA. Résultat : on n’a plus de clients. Avant, chaque jour il y avait 400 ou 500 personnes qui partaient pour aller à Dakar. Maintenant, un seul véhicule de sept places par jour. Hier, on n’a même pas eu de sept places. Aujourd’hui, on n’a pas eu sept places. Le blocus nous a vraiment brisés ».

Les prix flambent

A Ziguinchor, le savon, l’huile, les oignons, les pommes de terre, les choux ou encore le poivre viennent de Dakar. A cause du blocus, les prix flambent et cela désole Sophie Badian, vendeuse de légumes au marché de l’Escale : « Nous, ça nous touche. On sort ici et on va à Dakar chercher d’autres légumes pour venir les vendre. Le transgambien, ça fait un blocage. Les produits sont plus chers. Il y a beaucoup de choses dont les prix ont doublé : les oignons, les pommes de terre. Les clients ne viennent pas, ceux qui viennent.. ce n’est pas comme avant. C’est trop cher. Il y a une grande crise aussi pour nous. Ca ne va pas à Ziguinchor, il faut que ça cesse ».

Les routiers ont prévenu : tant que Banjul ne pliera pas, le blocus se poursuivra.

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