Accéder au contenu principal
Afrique du Sud

Afrique du Sud: la suspension du leader de la Cosatu annulée

Zwelinzima Vavi, secrétaire général de la Cosatu, le 16 août 2013 à Johannesburg.
Zwelinzima Vavi, secrétaire général de la Cosatu, le 16 août 2013 à Johannesburg. AFP PHOTO/ALEXANDER JOE
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Afrique du Sud, une décision de justice qui apparaît comme un nouveau revers pour le président Jacob Zuma et son parti l’ANC : ce vendredi 4 avril, un tribunal a annulé pour vice de forme la suspension du secrétaire général de la Cosatu, la puissante fédération syndicale proche du pouvoir. Zwelinzima Vavi avait été suspendu de ses fonctions en août 2013 pour avoir eu une relation sexuelle avec l'une de ses jeunes collaboratrices au siège de la fédération. Mais vraisemblablement, cette affaire cache en réalité une lutte de pouvoir entre les pro et anti-Zuma.

Publicité

Depuis des mois, deux tendances s’opposent au sein de cette confédération de syndicats. Celle qui soutient le président de la République Jacob Zuma, et une tendance qui voudrait voir la Cosatu plus indépendante et plus critique envers le gouvernement. Son secrétaire général, Zwelinzima Vavi fait partie de cette deuxième tendance. Depuis des années, il est devenu très critique envers le gouvernement, le président et son parti. Trop critique, à quelques mois des élections.

→ A (RE) LIRE : Afrique du Sud: lutte d’influence à la tête de la Cosatu après l’éviction de son leader

Aussi en août dernier, suite a des accusations de relations sexuelles avec une employée, la direction de la Cosatu a décidé de le suspendre. Depuis, le mouvement est scindé entre les pro et anti-Vavi, comprendre entre pro et anti-Zuma. La décision de la cour, jugeant sa suspension illégale, veut dire qu’il peut théoriquement reprendre le contrôle de cette organisation dès lundi matin.

Une mauvaise nouvelle pour le président Jacob Zuma. La Cosatu, c’est près de 2 millions de travailleurs, soit 2 millions de votes potentiels. Et à cinq semaines des élections, celui qui contrôle la puissante Cosatu contrôle une machine électorale, et d’importantes contributions financières à la campagne.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.