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Guinée-Bissau

Guinée-Bissau: une présidentielle très attendue

La place de l'Empire à Bissau, Guinée-Bissau.
La place de l'Empire à Bissau, Guinée-Bissau. RFI/C.Frenk
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En Guinée-Bissau, le premier tour des élections présidentielle et législatives, doit se tenir le 13 avril prochain. Il y a deux ans, un coup d'Etat avait éclaté entre les deux tours de la présidentielle. Un scrutin interrompu de facto. Depuis, les élections ont été reportées à quatre reprises, mais cette fois, elles auront bien lieu et beaucoup espèrent la fin des violences politico-militaires.

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La statue délabrée de Maria da Fonte regarde impassible la campagne électorale se dérouler tranquillement à ses pieds : le palais présidentiel qui brûlait sous les feux de la guerre civile en 1999 est depuis peu entièrement rénové grâce à la coopération chinoise. Le siège du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC) fait chanter ses haut-parleurs.

En face, devant la boutique d’un opérateur téléphonique français, les clients vont et viennent : « Cette fois-ci, l’ambiance est meilleure. Les élections, la campagne sont mieux organisées. Les gens ont pris conscience des erreurs du passé. J’ai l’impression qu’ils sont tous déterminés à tourner la page. C’est pour cela que je suis optimiste », explique l’un d'eux.

« Tout est possible »

Un autre ajoute : « C’est la dernière chance pour sortir de cette situation de coup d’Etat avec une corruption qui est clairement généralisée, avec la désorganisation au niveau de la fonction publique. Je crois à 80 % que tout va bien se passer. Mais on est en Guinée-Bissau, tout est possible. »

« Le risque c’est que [lorsqu'on] va proclamer les résultats, si un candidat ne [les] accepte pas, cela pose des problèmes comme il y a deux ans. Nous souhaitons que ça ne se répète plus. Le problème en Guinée-Bissau, c’est qu’on veut être tous devant. Tout le monde veut être président, tout le monde veut gouverner et ça ne peut pas être le cas. Du coup, on est tous derrière. C’est ça le drame de ce pays », philosophe un Bissau-Guinéen.


■ ZOOM : Des élections sous l’œil vigilant des Nations unies

Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et prix Nobel de la paix, José Ramos Horta, reste optimiste sur le fait que les scrutins du 13 avril se dérouleront dans la tranquillité, et cela en dépit d'un incident impliquant un groupe de militaires surpris la semaine dernière dans la caravane d'un candidat.

Jusqu’à maintenant, le processus électoral se déroule très bien.

José Ramos Horta

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