Djibouti

Vague d'arrestations à Djibouti

Une manifestation de l'opposition devant la prison de Gabode, le 30 août 2013. L'image a été diffusée par l'USN, un parti de l'opposition à Djibouti.
Une manifestation de l'opposition devant la prison de Gabode, le 30 août 2013. L'image a été diffusée par l'USN, un parti de l'opposition à Djibouti. DR / USN (Union pour le Salut National)
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Selon la Ligue djiboutienne des droits de l'homme, une centaine de personnes auraient été interpellées à la sortie de la mosquée ce vendredi. Ce chiffre s'ajoute à la quinzaine de travailleurs arrêtés jeudi 1er mai, et toujours en détention. La plupart seraient des militants de l'Union pour le salut national (USN), la coalition de l'opposition.

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C'est vers 13 heures à la sortie de la mosquée ce vendredi que plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées. Des hommes, des femmes, des jeunes, dont deux adolescents âgés de 12 et 16 ans. Selon la ligue djiboutienne des droits de l'homme, ces arrestations se sont déroulées dans plusieurs quartiers de la capitale. D'autres personnes ont été cueillies à leur domicile par des policiers ou des gendarmes.

Les détenus ont été placés au secret dans des endroits inconnus. Ni l'avocat, ni les familles n'ont pu entrer en contact avec eux. Pour maitre Zakaria, président de la ligue des droits de l'homme, il s'agit d'arrestations ciblées. La plupart des personnes interpellées sont des militants de l'opposition ou des sympathisants des droits de l'homme. L'avocat dénonce les violations élémentaires des droits de la défense :

« Je ne suis jamais accepté en tant qu’avocat alors que la loi djiboutienne et la Constitution de la République de Djibouti permettent d’assister dès la première heure à toute arrestation. À chaque fois que je me rends devant une brigade ou un commissariat, je fais l’objet d’un refus catégorique. C’est quand même inadmissible ! »

Depuis deux semaines, les arrestations de militants se sont multipliées. Jeudi 1er mai, un journaliste de la Voix de Djibouti, Maydaneh Abdallah Okieh, a été interpellé avant d'être relâché hier soir. Son matériel de reportage a été confisqué

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