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Nigeria

Bénin: marche pour la libération des lycéennes enlevées par Boko Haram

Manifestation à Lagos, au Nigeria, pour demander le retour des adolescentes, le 5 mai 2014.
Manifestation à Lagos, au Nigeria, pour demander le retour des adolescentes, le 5 mai 2014. REUTERS/Akintunde Akinleye
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Bénin, une marche a rassemblé, ce jeudi 15 mai, une centaine de personnes à Cotonou pour demander la libération des quelque 220 lycéennes enlevées par Boko Haram au Nigeria. Les participants se sont rendus à l’ambassade du Nigeria pour remettre une pétition en ralliant la campagne « BringBackOurGirls ».

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« Bring Back Girls ». C’est ce slogan qui était inscrit en français et en anglais sur les banderoles et sur les tee-shirts que portaient les marcheurs. Parmi eux, beaucoup de jeunes et un groupe de lycéennes. Peugeot, 17 ans, est révoltée : « Nous voulons la libération de nos sœurs. Nous sommes libres comme le vent. Nous devons agir comme des êtres humains. Ils ne connaissent pas la valeur de l’être humain si non, comment pourraient-ils enlever des jeunes filles, enlever des enfants ?! », s’insurge-t-elle.

La proximité du Nigeria inquiète. C’est le cas de Florence, étudiante : « Cela peut traverser la frontière. Ils peuvent venir chez nous à tout moment. Ils peuvent venir aussi à tout moment ramasser des jeunes filles comme nous et partir avec. Oui, j’ai vraiment peur », s’inquiète-t-elle.

La possibilité que les jeunes filles soient mariées ou vendues en a choqué beaucoup comme Michel, un fonctionnaire : « Que l’on dise, au nom d’une religion, qu’il faut les marier de force, je pense que l’islam même ne véhicule pas ces pratiques. Cela, c’est du banditisme. C’est du terrorisme. C’est d’une autre époque. C’est triste », s’indigne-t-il.

L’organisatrice, Christelle, regrette le silence des autorités béninoises et des personnalités locales, alors que le monde entier fait campagne : « Cela se passe au Nigeria et pourquoi c’est l’Occident qui se mobilise plus que nous, en Afrique ? La question se pose. Même si nous n’avons pas les moyens, nous devons montrer d’abord notre volonté pour que les autres nous accompagnent », dit-elle.

Sommet à Paris

Le président béninois, Boni Yayi, s’envolera dès vendredi pour Paris, la capitale française, où il participera samedi 17 mai à un sommet extraordinaire consacré à la sécurité au Nigeria. Une réunion demandée par le président nigérian Goodluck Jonathan qui fait suite aux exactions commises par le groupe islamiste Boko Haram et notamment l'enlèvement des lycéennes à Chibok, un kidnapping inédit qui a entraîné une mobilisation internationale.

Seront également présents au sommet de Paris, les présidents du Tchad, du Niger et du Cameroun, pays frontaliers avec le Nigeria, ainsi que le chef de la diplomatie britannique William Hague, Wendy Sherman, sous-secrétaire d'Etat américaine aux Affaires politiques et un représentant de l'Union européenne. Objectif du sommet : couper les islamistes de leurs bases-arrière dans les pays limitrophes. 

L'enlèvement des jeunes lycéennes par le groupe Boko Haram au Nigeria a suscité la mobilisation dans plusieurs pays africains. Ici à Niamey, capitale du Niger, des jeunes femmes se sont rassemblées le 8 mai 2014.
L'enlèvement des jeunes lycéennes par le groupe Boko Haram au Nigeria a suscité la mobilisation dans plusieurs pays africains. Ici à Niamey, capitale du Niger, des jeunes femmes se sont rassemblées le 8 mai 2014. AFP/BOUREIMA HAMA

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