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Nigeria

Boko Haram: la peur quotidienne des habitants d’Abuja

Au lendemain de l’attentat, le 2  mai, des experts dépêchés sur place examinent la voiture piégée qui a secoué la gare routière de Nyanya, à quelques kilomètres du centre d'Abuja.
Au lendemain de l’attentat, le 2 mai, des experts dépêchés sur place examinent la voiture piégée qui a secoué la gare routière de Nyanya, à quelques kilomètres du centre d'Abuja. REUTERS/Afolabi Sotunde
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les Nigérians dans la capitale Abuja se réjouissent de l’aide internationale contre Boko Haram. L’insurrection islamiste ne se cantonne pas à son fief du Nord-Est, elle a frappé plusieurs fois Abuja ces dernières années. La gare routière de Nyanya dans la périphérie est de la ville a été la cible de deux attentats à la voiture piégée à quinze jours d’intervalle. Désormais, ceux qui l’empruntent au quotidien ou qui y travaillent ont peur.

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Les agents bénévoles qui assurent la sécurité de la station sont à cran, surtout lorsque des particuliers essaient d’y stationner, ce qui est désormais interdit. Les policiers assis sur un banc sous le pont sont bien moins alertes. Au grand regret de ce propriétaire de mini bus : « Le gouvernement doit tout faire pour motiver les soldats nigérians qui en sont capables, puisqu’ils font du bon travail en mission dans d’autres pays d’Afrique ».

En attendant, Sunday Otchotchou qui vend des chaussures dans la station se rend au travail la peur au ventre, il a été témoin des deux attentats : « De nombreux collègues à moi sont morts. Ils vendaient des mouchoirs, des cartes de téléphone. Il y en a qui ont perdu une jambe, un bras. Toute ma vie, j’aurai peur. Boko Haram peut frapper à n’importe quel moment donc on a encore peur ».

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Le deuxième attentat a été particulièrement vicieux, la voiture piégée était stationnée à l’extérieur de la station sur le bas côté de la quatre voix, le trafic était au point mort en raison d’un barrage filtrant. Joséphine, qui vend des plats chauds à emporter sur la colline juste au-dessus, n’a quasiment plus de clients : « Ils ont peur de s’asseoir ici pour manger. Il nous faudrait plus de policiers », propose Joséphine qui est néanmoins heureuse que d’autres pays aient offert de l’aide. « On espère qu’ils vont nous expliquer comment ils vont sauver le Nigeria », conclut-elle, sous le regard sceptique de ses enfants.

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