CHINE / NIGERIA

Dix ouvriers chinois aux mains de Boko Haram

Un soldat camerounais arrive à Darak, sur le lac Tchad, le 1er mars 2013, une région où Boko Haram opère.
Un soldat camerounais arrive à Darak, sur le lac Tchad, le 1er mars 2013, une région où Boko Haram opère. AFP PHOTO / PATRICK FORT
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Chine a été à son tour frappée par une attaque de Boko Haram, dans le nord du Cameroun. Un soldat camerounais a été tué et dix Chinois ont probablement été enlevés, après l’attaque, dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 mai, d’un chantier dans le nord du pays. Les dix disparus travaillent pour l’entreprise d’Etat Sinohydro, spécialisée dans la construction de barrages hydroélectriques.

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Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

Le camp, qui abrite 52 employés chinois du géant Sinohydro est protégé par des soldats camerounais. L’assaut attribué à la secte Boko Haram, vendredi soir, a donc déclenché une fusillade de cinq heures.

D’après l’entreprise chinoise de barrages hydroélectriques, les attaquants, lourdement armés, ont fini par s’enfuir, emportant avec eux les dix véhicules présents sur la base. Un salarié, gravement blessé par balle, a été transféré au Tchad pour être soigné. Dix employés sont toujours portés disparus.

Pékin visé pour la première fois

Le camp attaqué est situé dans l’extrême nord du Cameroun, à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Nigeria. Les employés chinois y améliorent l’état des routes, un projet co-financé par la Banque mondiale et le gouvernement camerounais.

C’est la première fois que la Chine est visée par les islamistes de Boko Haram. Cette attaque sonne comme des représailles : la semaine dernière, le Premier ministre chinois Li Keqiang, en visite au Nigeria, avait proposé l’aide de Pékin pour retrouver les lycéennes enlevées par la secte, et lutter contre le terrorisme dans la région.

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