RDC / France

RDC: Joseph Kabila et François Hollande à Paris «mobilisés» sur la RCA

Le président français François Hollande recevant son homologue congolais Joseph Kabila à l'Elysée, le 21 mai 2014.
Le président français François Hollande recevant son homologue congolais Joseph Kabila à l'Elysée, le 21 mai 2014. AFP PHOTO /ERIC FEFERBERG
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été reçu ce mercredi 21 mai à l’Elysée par son homologue français François Hollande. Durant cinquante minutes, le président de la RDC a parlé économie, Centrafrique mais pas de la présidentielle congolaise de 2016. Lors de cette rencontre, les deux hommes ont réaffirmé « leur mobilisation » pour la République centrafricaine.

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Au sein de la délégation congolaise, on parle de « normalisation ». Ainsi, oubliée la brouille d'il y a un an et demi lorsque François Hollande déclarait, avant de se rendre à Kinshasa, que la situation en RDC était « tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie et de la reconnaissance de l'opposition ». Evacuée, par conséquent, la question de la candidature éventuelle du président Kabila à sa propre succession, en 2016. Sa candidature est interdite par la Constitution dans son état actuel.

Une grosse partie de l'entretien a donc porté sur la Centrafrique où la RDC compte, au sein de la Mission africaine de soutien à la Centrafrique (Misca), 850 militaires ainsi que des unités de police. Kinshasa maintiendra son contingent sur place, qui passera prochainement sous casques bleus. La France et la RDC plaident d'ailleurs pour qu'il en soit de même des autres contingents africains.

L'autre gros volet de l'entretien a porté sur les investissements. Joseph Kabila a d'ailleurs eu des contacts avec d'importants opérateurs français avant son rendez-vous de l'Elysée.

« Une quarantaine d'entreprises françaises se déploient actuellement, d'Air France qui travaille à la construction de la nouvelle compagnie aérienne à Orange, qui déploie son activité dans la télécommunication », explique Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement qui fait partie de la délégation.

Une semaine économique française doit d'ailleurs se tenir à Kinshasa à la fin du mois pour « faire les yeux doux » aux investisseurs français.

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